Ségolène Royal s'est dit blessée par le comportement à son égard de l'ex-ministre de l'Écologie, Delphine Batho, et a indiqué qu'une entrée au gouvernement "n'entre pas dans ses projets" dans une interview au "Courrier de l'Ouest" à paraître lundi 22 juillet.
A propos des déclarations de l'ex-ministre de l'Écologie après son éviction du gouvernement Ayrault,la présidente de la région Poitou-Charentes, a estimé que "si elle a eu si peu de soutien, c'est qu'elle s'est mal comportée sur le plan humain, vis-à-vis de Jean-Marc Ayrault, ce qui a beaucoup choqué". La "solidarité gouvernementale" était selon elle "nécessaire".
Par ailleurs, la présidente de Poitou-Charentes a annoncé sa volonté de briguer un nouveau mandat lors des élections régionales de 2015.
"Ma préoccupation actuelle, c'est la région. D'ailleurs, les élections régionales, c'est pour 2015. Il va falloir commencer à y songer, et je compte bien être candidate", a-t-elle annoncé.
Quant à une éventuelle entrée au gouvernement "ça n'entre pas dans mes projets", a-t-elle répondu. "D'ailleurs, il n'y a pas de remaniement ministériel en vue", a-t-elle noté.
Ségolène Royal a également dit qu'elle se rendrait à La Rochelle pour l'université d'été du PS "comme présidente de région". Elle était absente l'an dernier. Elle s'était rendue en Afrique du Sud pour préparer le congrès de l'Internationale socialiste, une organisation dont elle est vice-présidente.
Ségolène Royal, qui visait un siège de députée à La Rochelle après avoir cédé en 2007 à Delphine Batho celui de Melles qu'elle détenait dans les Deux-Sèvres, avait été battue en 2012 par un dissident du PS, Olivier Falorni.