Blog pour soutenir Ségolène dans sa vision d'un nouveau système de politique en vue de la présidentielle de 2012. Pour une Société plus juste, plus humaniste, plus Fraternelle
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2012.
| Un beau portrait à partager sans modération ! Bon week-end et encore mes meilleurs voeux. Lien court pour Twitter : http://bit.ly/y5RNhA Rosalie Lucas | Publié le 06.01.2012, 11h20
Elle n’a pas hésité une seule seconde. Quand François Hollande a demandé à Najat Vallaud-Belkacem d’être l’une de ses quatre porte-parole pour la campagne, la jeune femme de 34 ans a tout de suite accepté. « J’ai été surprise qu’il pense à moi pour ce poste car je reste très proche de Ségolène Royal », confie-t-elle. En 2007, c’est pour l’ex-compagne de Hollande qu’elle avait endossé le rôle de porte-parole. Née au Maroc, arrivée à 4 ans en France avec sa mère pour retrouver son père, ouvrier dans la banlieue d’Amiens, Najat Belkacem avait alors le profil idéal pour la candidate qui voulait toucher « la France métissée ». Un beau symbole aussi face à Nicolas Sarkozy qui avait fait appel à une autre figure de la diversité pour le même poste : Rachida Dati. C’est Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui l’a présentée à Royal. « J’ai rencontré Najat par l’intermédiaire de ma femme, leur amitié est née à Sciences-po », se souvient-il. Dans la même promotion, se trouvait également une certaine… Rama Yade. Entrée au cabinet du maire, celle qui a pris sa carte au PS après le 21 avril 2002 a grandi en politique au côté de Collomb. « C’est son élève », confirme un socialiste. Pour les législatives — elle se présente dans la 4e circonscription de Lyon —, elle va s’inspirer de sa méthode en lorgnant au-delà de la gauche. « En 2007, j’ai fait une erreur de débutante avec une campagne très à gauche pour rassembler mon camp sur ma personne, explique celle qui avait perdu face à Dominique Perben. Là, il faut aller chercher des voix à droite. » Elle refuse d’être un sniper Certains au PS lui reprochent son « ambition ». D’autres craignent qu’elle ne soit « trop gentille » pour être efficace dans le rôle de porte-parole. « Il faut lui laisser le temps, la défend le député Guillaume Garot, qui a travaillé avec elle pendant la primaire avec Royal. Et puis ce n’est pas son style. » Najat Belkacem, mère de jumeaux, le confirme : « Je ne veux pas être assignée au rôle de sniper ! » En 2007, elle avait été impressionnée par « le charisme de folie de Ségolène » et par la « ferveur » autour de sa campagne. Aujourd’hui, elle n’emploie pas les mêmes termes pour décrire la campagne de Hollande. « Il faut qu’on fasse monter l’envie », lâche Belkacem en assurant que si la ferveur n’est plus là, c’est que les « Français ne croient plus en la politique ». Mais elle vante « le sens du contact » du candidat et se veut optimiste : « La défaite en 2007 a été une façon terrible de fermer le livre. Là, je peux terminer le livre sur une fin plus heureuse. » En attendant, elle défend la campagne de son candidat de micro en micro. « Elle sait accrocher les médias, elle a une présence qui se remarque », juge Collomb. « Elle est réactive et pétillante », renchérit Garot. Ses passages télé commencent à la faire connaître. Même si ceux qui l’abordent n’arrivent pas toujours à l’identifier. « Un jour, quelqu’un est venu me demander si je jouais dans Plus belle la vie! » s’amuse-t-elle. 4 octobre 1977 : naissance à Beni Chiker (Maroc). Elle arrive en France à 4 ans avec sa mère et sa sœur aînée pour rejoindre son père à Amiens (Picardie). 2003 : prend sa carte au PS et entre au cabinet de Gérard Collomb, maire de Lyon. 2004 : élue conseillère régionale de Rhône-Alpes. Février 2007 : devient porte-parole de Ségolène Royal pour la présidentielle. Juin 2007 : se présente face à Dominique Perben dans la 4e circonscription du Rhône et perd au second tour. Mars 2008 : élue conseillère générale du Rhône. Novembre 2011 : porte-parole de François Hollande.
Le Parisien |