Blog pour soutenir Ségolène dans sa vision d'un nouveau système de politique en vue de la présidentielle de 2012. Pour une Société plus juste, plus humaniste, plus Fraternelle
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, a estimé jeudi que ce sommet européen "n'apporte que des colmatages provisoires à une crise sans précédent".
"Ce 23ème sommet européen n'apporte que des colmatages provisoires à une crise de l'euro sans précédent, qui va bien au-delà du problème de la dette de la Grèce", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée.
"Les conclusions de ce sommet sont à court terme et n'engagent aucune reforme de structure comme si les dirigeants européens étaient tous prisonniers des échéances électorales et n'avaient pas le courage d'agir, une fois de plus", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes.
"En effet l'accord final reporte à plus tard les deux questions fondamentales pour l'avenir de l'Europe : la lutte contre la spéculation financière et la relance économique de la zone euro", a estimé Mme Royal.
"Des solutions durables existent pour sortir de la crise à condition que s'impose une vraie vision de l'Europe", fait valoir Mme Royal.
PS: un bureau pour Ségolène Royal à Solférino, "signe très fort" selon elle
La candidate à la primaire PS a qualifié vendredi de "signe très fort" le fait de disposer d'un bureau au siège du PS rue de Solférino à Paris, dont elle s'était éloignée un long moment après le congrès de Reims en 2008 qui avait vu la victoire de Martine Aubry.
"C'est un signe très fort, je suis très heureuse de m'exprimer depuis le (siège du) PS", a déclaré Mme Royal vendredi lors d'une conférence de presse, après avoir tenu une "réunion de travail" dans les locaux du parti.
"Le PS, c'est la maison commune pour tous les candidats", a affirmé Mme Royal.
"C'est le signe que ce qui nous rassemble est beaucoup plus puissant que ce qui nous distingue, c'est de nature à rassembler les français", a encore déclaré Mme Royal, parlant d'une "juste compétition".
Au parti, on explique que "tous les candidats se sont vu attribuer un bureau, une ligne téléphonique dédiée, une place sur le site du parti. Tout cela est en train de s'organiser, sur la base de la parfaite égalité entre tous".
Par ailleurs, "le principe qui a été édité par Harlem Désir (le premier secrétaire du PS par intérim) est le suivant : on considère que tous les moyens du parti sont à la disposition de tous les candidats.
Et tant que de besoin, ils peuvent faire appel au service de presse, aux pôles thématiques, à la communication...", explique t-on encore à Solférino.
Ex-candidate à l'Elysée, Mme Royal, battue par Martine Aubry au Congrès de Reims en novembre 2008, avait quasiment déserté alors le siège du PS.
Elle contestait les résultats du Congrès et avait fustigé "les méthodes totalement insupportables" de "l'appareil du parti", avec lequel elle a toujours entretenu depuis longtemps des rapports compliqués. Depuis cette année, elle y revient volontiers participer aux travaux du Conseil politique réunissant les grands leaders socialistes.
Ségolène Royal, qui en appelle aux gaullistes, invoque l'ancien ministre Jeanneney
Ségolène Royal, candidate à la primaire PS qui récemment appelait à un rassemblement de l'extrême gauche à la droite gaulliste, a longuement évoqué samedi le soutien qu'elle avait reçu en 2007 d'un ancien ministre du général de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney.
"On s'est étonné ici ou là de ma vision large du rassemblement pour 2012", écrit celle qui avait affronté Nicolas Sarkozy au second tour de la dernière présidentielle, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de dimanche/lundi.
"Socialiste, j'assume la volonté (...) d'un rassemblement des partenaires de la gauche, mais aussi de tous ceux qui, attachés à une +certaine idée de la France+ ne la reconnaissent plus", poursuit Ségolène Royal, reprenant une expression chère au fondateur de la Vème République.
Puis elle rappelle, avant d'en livrer de longs passages, "la magnifique lettre de soutien" qu'elle avait reçue de Jean-Marcel Jeanneney, plusieurs fois ministre entre 1959 à 1969, décédé en septembre dernier.
"Voilà un homme qui n'était pas de mon bord politique, que je n'avais jamais rencontré, mais qui avait suivi tout ce que je disais et écrivais, et qui comprenait la sincérité qui m'animait et qui m'anime plus que jamais", dit-elle.
"En 2012 la France doit renouer avec son histoire prestigieuse qui la faisait admirer dans le monde entier et vers laquelle se tournaient, pour s'en inspirer, tous les regards des peuples qui ont soif de bien-être et de liberté", écrit encore Ségolène Royal, qui juge que "la droite sarkozyste s'en est pris à l'héritage du Conseil national de la Résistance (CNR)".