M. Mélenchon avait choisi d'aller à La Grande Borne, à Grigny (Essonne), "la ville la plus pauvre de toute l'Ile-de-France", a-t-il déploré. La ville aussi où son directeur de campagne, François Delapierre est candidat pour les législatives de juin.
Selon le maire de Grigny, Philippe Rio (PCF), 44% de la population vit sous le seuil de la pauvreté dans cette ville où l'abstention avait été de 35% en 2007. Ségolène Royal était arrivée en tête avec 43% au premier tour.
"Si je vous appelle à la révolution citoyenne, ce n'est pas pour vous appeler à l'émeute !", a lancé l'ex sénateur PS devant 1.000 à 2.000 personnes réunies (5.000 selon le FG) dans le stade Bélier pour un meeting en plein air.
Louant l"infinie patience des banlieues", il a enjoint les habitants à ne pas "laisser le ghetto s'installer dans (leur) propre coeur" et à ne pas laisser les banlieues devenir un "désert politique".
Il a rappelé ses propositions: tarification sociale des biens élémentaires (eaux, électricité), partage des richesses, délivrance de papiers à tous les travailleurs sans papiers, Smic à 1.700 euros, remboursements de santé à 100%, et "VIe République".
Fort d'un sondage qui le place en troisième homme du premier tour, à 15%, M Mélenchon a vanté la dynamique enclenchée, "ce mouvement qui n'est plus simplement le mouvement du Front de Gauche, mais qui commence à être déjà le mouvement du +front du peuple+, dont personne ne se débarrassera quel que soit le résultat des élections, même s'ils se (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
