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Ségolène Royal a lancé vendredi un appel à l'unité des socialistes, tout en décochant une flèche à Nicolas Sarkozy avec un «ça suffit» repris en chœur par la salle.
«Unis nous sommes, unis nous demeurerons, nous resterons unis quoi qu'il arrive, face aux obstacles», a déclaré la présidente de Poitou-Charentes sous les applaudissements, en ouvrant l'université d'été de La Rochelle
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A plusieurs reprises, elle a salué la première secrétaire du PS qui n'avait pas manqué non plus de critiquer la veille le chef de l'Etat en dénonçant un «été de honte pour la
France».
Ponctuant son discours de «chère Martine», l'ex-candidate à l'Elysée a affirmé: «Par notre unité, par notre travail, nous allons incarner une espérance, comme tu l'as dit Martine».
Toutes les deux étaient arrivées côte à côte, pour ouvrir l'université d'été du PS à La
Rochelle, dans une ambiance survoltée où chacune avait ses supporteurs.
«La France est entre les mains de l'incompétence et du cynisme» «Nous savons que chaque fois que les socialistes sont unis, que nous nous rassemblons, nos voix sont plus puissantes que celles de tout le premier cercle des supporteurs de l'UMP et de ceux qui se coalisent autour, nos voix sont plus puissantes que les attaques les plus vicieuses, nos voix sont plus puissantes que l'inertie qui s'est emparée de l'Elysée et qui sous l'apparence d'une agitation frénétique travaille en fait à ce que rien ne change», a poursuivi Ségolène Royal.
«La gauche en perdant les trois élections présidentielles a contracté en quelque sorte une dette à l'égard des Français car c'est à cause de ces défaites que la France est aujourd'hui entre les mains de l'incompétence et du cynisme», a-t-elle affirmé
également.
Le 7 septembre, «les socialistes seront dans la rue» L'ex-candidate à l'élection présidentielle a vivement fustigé la politique sécuritaire du gouvernement, qui appelle «un combat frontal avec cette droite qui a sévèrement échoué».
Et de s'emporter contre cette «présidence qui divise, ce pouvoir qui nous demande d'avoir peur alors que nous avons surtout besoin d'espérer».
«La peur resserre et l'espérance dilate», conclut Ségolène Royal en citant Jaurès. Evoquant la réforme des retraites, Royal a poursuivi sa charge, accusant Nicolas
Sarkozy de «reniement» notamment sur l'âge de départ légal à 60 ans.
Sur la mobilisation syndicale du 7 septembre, la présidente de Poitou-Charentes a promis que les socialistes «forts de leurs propositions» sur les retraites, seront «dans la rue».
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