Le slogan est tout sauf neuf. Ségolène Royal n'a pas hésité, samedi à Arcueil, lors de sa 3e Fête de la Fraternité, à ressortir le vieux thème de la "Force tranquille", slogan de François Mitterrand lors de la campagne présidentielle de 1981.
Dans votre itinéraire que représente la Fête la Fraternité ? "Une force tranquille", a-t-elle lancé aux journalistes. "Dans la vie politique, il y a des péripéties, mais il y a un chemin, quand on est solide sur ses bases", a ajouté l'ex-candidate à la présidentielle.
"Une contribution au mouvement collectif"
"Je ressens ce moment comme une contribution au mouvement collectif qui doit permettre l'alternance", a poursuivi la présidente de Poitou-Charentes, saluant "cette fidélité réciproque de ceux qui l'ont accompagnée, qui l'ont suivie".
Preuve de cette unité retrouvée au PS, sont attendus à cette Fête de la Fraternité, des cadres du parti : Claude Bartolone, Arnaud Montebourg ou encore Manuel Valls.
Mot d'ordre : "l'unité"
Devant environ 2.500 à 3.000 personnes, selon les organisateurs, la présidente de Poitou-Charentes a lancé un appel "à résister et à contribuer au redressement de la France", martelant: "Nous sommes à moins de deux ans du changement". Proposant de "rétablir la République du respect", elle a déclaré: "Nous pouvons bâtir un destin, un espoir commun, un désir d'avenir", dans un discours d'une heure. La France "est en de mauvaises mains, elle est martyrisée par un gouvernement manipulateur", a-t-elle accusé. "On peut rassembler au-delà de la gauche et tous les républicains", a-t-elle ajouté. Réaffirmant son appel à l'unité lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, elle a déclaré: "Unis nous demeurerons. Nous serons ensemble en dépit de toutes les tentatives pour nous diviser".
L'ex-candidate à la présidentielle a, par ailleurs, estimé que "les Français étaient fatigués de ces polémiques" sur les Roms qui servent "le pouvoir en place à trouver des boucs émissaires". "Il y a une volonté du pouvoir en place d'entretenir des polémiques qui permettent de faire oublier ses échecs et de ne rien faire sur les problèmes de chômage, de pouvoir d'achat", a conclu la socialiste.