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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 15:15

  SEGOLENE2-copie-1.jpg

 

"L'impeccable Ségolène Royal" C'est Finkie qui le dit "La Liberté Guidant le Peuple", lui va comme un gant, devant un président de la République littéralement écroulé. 

 

Ainsi Ségolène Royal se présente-t-elle... Pourquoi s'embarasser de fausse modestie ? Ainsi dans le parisien magasine toge immaculée, nez au vent, dans la main une longue tige, au bout de laquelle flotte le drapeau, et la bouche des exhortations au courage ! qu'elle adresse au président de la République F.Hollande. Mai la portée symbolique & politique, à laquelle s'est prêtée Ségolène Royal présidente de la région Poitou Charentes est autrement plus ambitieuse. La mère de quatre enfants du chef de l'Etat, se propose de montrer à ce dernier rien moins que la voie de la "Liberté" et du courage.

 

C'est d'autant plus intéressant, que se cliché, vient couronner une séquence médiatique où Ségolène Royal a été "impeccable".

 

C'est le jugement d'un philosophepourtant fort peu royaliste : Alain Finkielkrault qui a confié :" Je suis le premier étonné, mais je dois dire que Ségolène Royal a été parfaite, dans l'affaire Léonarda. Alors que tous l'ont accablé, elle a immédiatement soutenu Valls. D'autant plus qu'elle est restée femme jusqu'au bout, rappelant la nécessité que doit être respectée en tout point la loi de la République, ainsi que l'autorité de l'Etat. Le tout, en faisant mine de ne pas de déjuger le Président de la République.

 

Surtout que dans un scoop, François Hollande n'est pas content de lui... On l'a assez dit, assez écrit, pour s'en amuser s'en étonner,: F.Hollande a depuis toujours, un incroyable propension à être (sincèrement) satisfait de lui. Une Sef satisfaction démesurée- L'angliest signé de l'un de ses proches, "jamai prise en défautdepuis dix huit mois, sauf dans l'affaire qu'il est résident ( et pourtant)... Dernièrement dans l'affaire Léonarda. POur la première fois de son mandat se tape sur les doigts, il n'est absolument pas conent de lui. Il a compris qu'il n'avait pas réussi "Sa communication" - ce sont ses mot prononcés devant son proche entourage.


Lui qui a toujours estimé être son meilleur communiquant et n'avoir besoin de personne, encore moins de ses conseillers, commence à percevoir les limites de sa manière, extrêmement solitaire de prendre  "Des non décisions.  N'estce pas déjà trop tard ?

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 01:45

SEGOLENE ROYAL: UNE FEMME D'ETAT PARLE AUX FRANCAIS

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Dimanche, dans l'émission C POLITIQUE, extraordinaire prestation de Ségolène RoyalC'était une femme d'Etat qui s'exprimaitD'emblée, elle s'est placée au dessus de la mêlée, au dessus des partis.Le Parti Socialiste, elle n'en parle pas et élude les questions de personnes.

 

A l'écouter, on avait la sensation qu'elle s'adressait au gouvernement, critiquant vertement sa communication qui, il faut le reconnaître, ne passe pas du tout et est absolument lamentable, un véritable cafouillis, et surtout lui donnant des conseils sur la politique à mener pour sortir de la crise car pour elle, la crise est toujours là -il faut avouer que Pierre Moscovici joue sur les mots lorsqu'il dit qu'on est sorti de la récession, jouant l'ambiguïté auprès des Français qui comprennent sortie de la crise  et ne le croient pas-

 

M ais Ségolène Royal s'adressait surtout aux Français, à tous les Français, de droite et de Gauche, sans distinction et se livrait à un incroyable travail d'explications. Car, comme elle l'a dit la question c'est d'écouter et d'entendre les autres. A une question posée par la journaliste qui lui demandait ce que lui disaient les Français auprès desquels elle est toujours à l'écoûte, elle a d'ailleurs répondu: Les Français veulent bien faire des efforts, mais il veulent en connaître les résultats, savoir si c'est utile, avoir la preuve que les efforts sont justement répartis et savoir quel avenir leur est réservé car il y a un droit individuel à la réussite.

 

  Ségolène Royal s'adressait aux Français avec lucidité et franchise et leur a fait de véritables révélations que personne en politique n'a osé leur dire.

 

C'est ainsi que nous avons appris hier que les banques n'acceptaient de prêter de l'argent aux entreprises que moyennant la mise en caution de leurs brevets. Ce qui est proprement incroyable et même dément, si l'on y réfléchit bien.


Voilà une entreprise qui a besoin de crédits pour fonctionner et pour investir. Seulement l'argent elle ne l'a que si la banque détient leurs brevets en otages, si bien que l'entreprise ne peut plus les exploiter et qu'à terme, puisque le résultat n'est pas au rendez vous la banque les cède aux plus offrants.

 

 

Voilà comment les banques participent à la désindustrialisation de la France. Ségolène Royal, tout en saluant les efforts du gouvernement qui a notamment créé la Banque Nationale D'investissement considère qu'il faut aller plus loin et encadrer davantage les Banques. Pour elle des décisions politiques doivent être prises pour remédier à cette pratique alors même que la collectivité publique met la main à la pâte, que de l'argent public est concerné dans la mesure où les entreprises ont été aidées par  l'argent public. Or ce n'est pas la collectivité publique qui détient les brevets mais les banques.

 

J'avais été surprise lorsque j'avais appris en 2007 que en Poitou Charente, les brevets étaient gérés par une société d'économie mixte et ne pouvaient donc être cédés ou exploités ailleurs, sans l' accord de la région et moyennant de fortes royalties. Voilà la solution. Arnaud Montebourg clâme haut et fort à qui veur l'entendre qu'il faut fabriquer Français. Qu'attend il pour modifier la politique des brevets et créer une société nationale d'économie mixte pour les gérer ou généraliser cette pratique dans chaque région de France? S'il n'est pas seulement un beau parleur il doit agir pour mettre fin à la pratique scandaleuse des banques.

 

MERCI SEGOLENE DE NOUS AVOIR INFORMES.

 

Ségolène Royal qui a hier insisté sur le potentiel de la France en matière industrielle si les banques étaient régulées.

 

Le deuxième pilier indispensable pour que la France avance c'est aussi l'impôt qui est trop élevé et grève le pouvoir d'achat.Rappelons nous, il y a quelques jours la Présidente de la Région Poitou Charente, au cours d'une interview disait:" l'impôt est le degré zero de la politique."

 

Elle a d'ailleurs tenu à préciser suite au petit film montrant son désaccord public avec  son adjoint de l'époque, Fountaine, qui prétend aujourd'hui ravir la mairie de la Rochelle, que ce désaccord portait sur le fond car elle se refusait à augmenter les impôts alors que Fountaine faisait pression pour qu'elle les augmente. Espérons que les Rochellais s'en rappelleront lorsqu'ils choisiront leur candidat(e) aux Primaires!. Elle a regretté que ce ne soit pas précisé dans le film et a ponctué son intervention à ce sujet en disant, ce qui est incontestable: " J'AVAIS RAISON."

 

Concernant les aides aux entreprises, comme en 2007, elle souhaite qu'elles soient mieux ciblées et demande qu'il leur soit imposé davantage de contre-parties. La politique du donnant donnant.

 

 

Mais Surtout, Ségolène Royal  préconise des économies. Non pas comme la droite en supprimant un fonctionnaire sur deux...Elle relève le paradoxe des Français qui veulent la suppression de fonctionnaires mais réclament plus de policiers, plus d'enseignants etc...Elle n'est pas hostile par contre à diminuer le nombre de fonctionnaires dans les secteurs où c'est possible sans détériorer l'efficacité du service public, c'est à dire dans les administrations centrales.


  Ségolène Royal souhaite que des économies soient faites sur des dépenses inutiles comme par exemple des subventions aux entreprises qui n'en ont pas besoin. Un euro dépensé doit être un euro utile a-t-elle rappelé.

 

Il y a un fossé entre la ligne politique choisie et développée dans sa région à défaut de l'être sur le plan national et celle du gouvernement dont trop de ministres sont issues de la ligne droitières du PS. Trop sont d'anciens DSKistes!!

 

Si l'on analyse la politique économique voulue par Ségolène Royal on ne peut qu'observer que c'est une politique rationnelle entièrement orientée vers l'intérêt général, la création d'emplois, l'augmentation du pouvoir d'achat qui n'est possible que si les entreprises investissent, que si les banques se mettent au service de l'économie et non de la finance, que si le pouvoir d'achat est augmenté et donc que si l'effort entammé par l'Etat est poursuivi avec détermination, mais en posant des règles et en s'y tenant. Mais le plus important c'est de rétablir la confiance et les couacs répétés n'y contribuent pas." La communication est problématique" a dit Ségolène Royal et là encore elle a raison.

 

Le fait est que si la politique menée commence à donner des résultats, le chômage n'est toujours pas stabilisé et les licenciements économiques explosent de nouveau depuis un mois selon France Inter.

 

Le fait est que selon un sondage IPSOS pour LE POINT, la popularité de l'exécutif s'effondre à un niveau historiquement bas alors que la cote de popularité de Ségolène Royal progresse fortement de 7 points en un mois à 62%...ce qui prouve que les Français apprécient les efforts  que fait Ségolène Royal et lui font confiance...Peut-être ne tarderont ils pas à comprendre qu'ils se sont trompés en 2007, qu'ils se sont trompés à la Primaire socialiste de 2011....

 

Tous les espoirs sont permis. Comme l'a dit la journaliste," tout en prenant de la hauteur, Ségolène Royal sagement attend son heure."

 


 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 10:26

 

10/10/2013 à 06:12

Retraites: les députés suppriment le report de six mois de la REVALORISATION

Les députés ont supprimé mercredi soir à la surprise générale le report de six mois de la revalorisation annuelle des retraites, prévu dans le projet de loi débattu depuis lundi.

Photographe : Jacques Demarthon :: La ministre aux Affaires sociales, Marisol Touraine, fait une déclaration devant les députés, le 8 octobre 2013 à l'Assemblée nationale, à Parisphoto : Jacques Demarthon, AFP
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La suppression de cet article, intervenue juste avant la suspension de la séance pour la nuit, a été votée par 44 voix contre 39 à la suite d'une erreur de vote de certains députés socialistes, selon les députés socialistes Christian Paul et Jean-Marc Germain.


Au total, huit députés socialistes ont fait savoir à l'Assemblée qu'ils s'étaient trompés.


Un conseiller de la ministre aux Affaires sociales Marisol Touraine a aussitôt indiqué à l'AFP que le gouvernement reviendrait sur ce point plus tard dans les débats dans la semaine par un amendement ou une deuxième délibération.


"Le gouvernement ne peut pas demander un nouveau vote sur une telle question. C'est une mesure phare du projet qui est annulée et nous allons demander demain une suspension des débats sur la réforme eu égard aux conséquences financières du vote", ont déclaré à l'AFP les députés Front de gauche Marc Dolez et André Chassaigne.


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    Retraites : petites pensions, prise en compte des stages, les députés ne relâchent pas la pression

"Nous nous réjouissons que la majorité de l?Assemblée nationale ait entendu nos arguments et ait évité d?infliger aux Français une triple peine : baisse des salaires, hausse du coût du travail et baisse des pensions de retraite", s'est félicité l'UDI dans un communiqué.


En commission, certains socialistes avaient défendu, avant de les retirer, des amendements visant à exempter les petites retraites, et non le seul minimum vieillesse, du report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions de retraite du 1er avril au 1er octobre.


En séance, les socialistes se sont retrouvés isolés face aux autres groupes qui ont tous vigoureusement contesté ce report de six mois qui devrait rapporter 800 millions d'euros dès 2014.


"Comment pouvez-vous dire que les petites retraites sont épargnées alors que toutes celles et ceux qui sont juste au-dessus du minimum vieillesse n'arrivent pas à payer leurs factures. C'est une mesure injuste et cynique", a lancé Marc Dolez à Marisol Touraine.


"Pour la quasi-totalité des retraités, il y aura une baisse du pouvoirs d'achat. Vous faites des économies sur le dos des retraités, c'est une mesures anti-sociale", a dénoncé l'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand (UMP).


"Il nous semble particulièrement injuste de mettre en place une mesure qui touchera les plus défavorisés", a renchéri l'écologiste Véronique Massonneau.


Le gouvernement est "très attentif" à la situation des personnes, retraitées ou actives, à revenu modeste, mais cette question du pouvoir d'achat doit se régler dans le cadre de la discussion du budget 2014, avait fait valoir auparavant Mme Touraine.


"Nous pensons qu'il faut une répartition équilibrée des efforts entre entreprises, actifs et retraités", a ajouté le socialiste Michel Liebgott au cours du débat.


Alliances de circonstance


Ce vote de suppression de l'article 4 du projet de loi sur la réforme des retraites est intervenu, juste avant la suspension des débats, après de longues heures de débat plutôt ternes sur la création d'un comité de suivi des retraites.


Les élus du Front de gauche ont multiplié les amendements, soutenus dans des alliances de circonstance par l'UMP qui, de son côté, faisait jouer rappels au règlement et suspensions de séance pour prolonger les débats.


Ce comité de suivi, constitué d'experts émettant tous les ans des recommandations, se penchera sur l'évolution du pouvoir d'achat des retraités les plus pauvres, selon un amendement PS voté mercredi soir.


Opposés à la création du comité de suivi, cet organisme de "technocrates", qui va "marginaliser un peu plus les représentants des assurés sociaux dans les caisses de retraites et diminuer le rôle du Parlement", les élus du Front de Gauche ont estimé qu'il "sera aux ordres de l'exécutif mais permettra au gouvernement de se défausser" pour "institutionnaliser le pilotage à vue".


Critiques aussi, pour d'autres raisons, les élus UMP ont ironisé sur la contradiction avec le "choc de simplification" promis par le gouvernement.

 

CETTE REFORME DES RETRAITE EST COMPLETEMENT INADAPTEE AUX EXIGENCES DE CE XXIe SIECLE, ELLE EST VIEILLOTE, BASEE SUR UN CONSERVATISME LIBERAL QUI N4A PLUS LIEU D'ÊTRE, ELLE CONDAMNE AUX TRAVAUX A PERPETUITE TOUS LES SALARIES, PARTICULIEREMENT CEUX DU PRIVE QUI FONT LES FRAIS DES AUGMENTATIONS DES ANNEES DE COTISATIONS, ET ES COTISATIONS ELLES MÊMES; C'EST SCANDALEUX DE POURSUIVRE DANS L'ECHEC TOTAL UNE REFORME QUI EST MORTE DEPUIS PLUS DE 2O ANS, QUI NE FONCTIONNE PLUS;

 

COMME LE DISAIT SEGOLENE ROYAL, C'EST TOUT NOTRE MODELE ECONOMIQUE ET SOCIAL, QUI EST A REINVENTER;

ON SAVAIT QUE HOLLANDE ETAIT UN INCOMPETENT A GOUVERNER, QUE SON PREMIER  MINISTRE SANS EXPERIENCE MINISTERIEL NI L'UN NI L'AUTRE, ILS GOUVERNENT TOUS LES DEUX A VUE, SUIVANT DES CONSEILLERS AUSSI INCOMPETENT QU'EUX.

 

 

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:39

“ SEULE  SÉGOLÈNE  ROYAL POURRAIT  DÉTOURNER L’ÉLECTORAt populaire  du front national"


“ Ségolène pourrait détourner l’électorat populaire du FN”
Dominique Bertinotti.© Thomas Padilla/Maxppp
Le 03 octobre 2013 | 

La ministre déléguée à la Famille plaide pour l’entrée de Ségolène Royal au gouvernement. [Mme la Ministre a tenu à nuancer certains points de cette interview parue aujourd'hui dans notre magazine.]

 
 

Paris Match. Pourquoi voulez-vous créer un statut pour les 16-18 ans ?
Dominique Bertinotti. Pas forcément pour leur permettre de voter aux élections locales – il faudrait pour cela changer la Constitution –, mais pour cesser de découper les ados “prémajoritaires” en tranches. Aujourd’hui, la majorité sexuelle est à 15 ans. Mais un mineur de moins de 18 ans ne peut acheter ni alcool ni tabac. Quant à la conduite accompagnée, elle est autorisée dès 16 ans. Il s’agit d’harmoniser ces règles et de créer un vrai ministère de l’Enfance. Avec des droits et des devoirs pour tous.

Allez-vous supprimer l’avantage fiscal pour les parents d’enfants collégiens et lycéens ?
Nous supprimons bien cette "niche" dans le projet de loi de finances. Nous l’avions annoncé dès le 3 juin avec d’autres mesures pour rééquilibrer les comptes de la branche famille et des mesures en faveur des ménages modestes. Je ne préjuge pas de ce que voteront les parlementaires. Mais je souligne que cette réduction ne profite qu’à la moitié des ménages français qui paient l'impôt sur le revenu, pas à l'ensemble des classes moyennes.

«IL EST ABERRANT DE RENDRE OBLIGATOIRE LA GARDE ALTERNÉE DES ENFANTS DONT LES PARENTS SE SÉPARENT»

Le Sénat a voté un amendement pour rendre la garde alternée obligatoire. Continuez-vous à penser que c’est une “fausse bonne idée” ?

 
Bien sûr. C’est même une aberration.  Qu’on partage l'autorité parentale est normal mais chaque histoire de séparation est singulière. Ce qui peut poser problème, c’est qu'un juge aux affaires familiales, souvent débordé, décide en l'espace de dix-huit minutes que la garde va à la mère ou au père. Car chaque histoire de séparation est singulière. Je propose donc de déjudiciariser le processus de séparation en rendant la médiation entre parents obligatoire. Au Québec, où ce système a été adopté, 80 % des médiations se soldent par un accord.

Y a-t-il suffisamment de médiateurs en France ?
Ils sont 600. Mais 250 équivalents temps plein. Et seulement 4 % des couples qui divorcent ont recours à eux.

Le Front national progresse. Les couacs se multiplient au gouvernement. Ségolène Royal y aurait-elle sa place, selon la ségoléniste que vous êtes ?
Ségolène Royal nous manque. Elle réussirait à détourner une partie de l’électorat populaire du Front national. Car elle est inclassable, ni a droite, ni à gauche, ni au centre. Et elle a une capacité de compréhension et de proximité avec les Français et les classes populaires.

La ministre déléguée à la Famille plaide pour l’entrée de Ségolène Royal au gouvernement. [Mme la Ministre a tenu à nuancer certains points de cette interview parue aujourd'hui dans notre magazine.]

 
 

Paris Match. Pourquoi voulez-vous créer un statut pour les 16-18 ans ?
Dominique Bertinotti. Pas forcément pour leur permettre de voter aux élections locales – il faudrait pour cela changer la Constitution –, mais pour cesser de découper les ados “prémajoritaires” en tranches. Aujourd’hui, la majorité sexuelle est à 15 ans. Mais un mineur de moins de 18 ans ne peut acheter ni alcool ni tabac. Quant à la conduite accompagnée, elle est autorisée dès 16 ans. Il s’agit d’harmoniser ces règles et de créer un vrai ministère de l’Enfance. Avec des droits et des devoirs pour tous.

Allez-vous supprimer l’avantage fiscal pour les parents d’enfants collégiens et lycéens ?

 
Nous supprimons bien cette "niche" dans le projet de loi de finances. Nous l’avions annoncé dès le 3 juin avec d’autres mesures pour rééquilibrer les comptes de la branche famille et des mesures en faveur des ménages modestes. Je ne préjuge pas de ce que voteront les parlementaires. Mais je souligne que cette réduction ne profite qu’à la moitié des ménages français qui paient l'impôt sur le revenu, pas à l'ensemble des classes moyennes.

«IL EST ABERRANT DE RENDRE OBLIGATOIRE LA GARDE ALTERNÉE DES ENFANTS DONT LES PARENTS SE SÉPARENT»

Le Sénat a voté un amendement pour rendre la garde alternée obligatoire. Continuez-vous à penser que c’est une “fausse bonne idée” ?
Bien sûr. C’est même une aberration.  Qu’on partage l'autorité parentale est normal mais chaque histoire de séparation est singulière. Ce qui peut poser problème, c’est qu'un juge aux affaires familiales, souvent débordé, décide en l'espace de dix-huit minutes que la garde va à la mère ou au père. Car chaque histoire de séparation est singulière. Je propose donc de déjudiciariser le processus de séparation en rendant la médiation entre parents obligatoire. Au Québec, où ce système a été adopté, 80 % des médiations se soldent par un accord.

Y a-t-il suffisamment de médiateurs en France ?
Ils sont 600. Mais 250 équivalents temps plein. Et seulement 4 % des couples qui divorcent ont recours à eux.

Le Front national progresse. Les couacs se multiplient au gouvernement. Ségolène Royal y aurait-elle sa place, selon la ségoléniste que vous êtes ?
Ségolène Royal nous manque. Elle réussirait à détourner une partie de l’électorat populaire du Front national. Car elle est inclassable, ni a droite, ni à gauche, ni au centre. Et elle a une capacité de compréhension et de proximité avec les Français et les classes populaires.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:15

 

Ségolène Royal estime qu'il y a une chance sur deux de sauver Heuliez

"Il y a une chance sur deux. Ma responsabilité c'est de prendre ce risque" nous a affirmé Ségolène Royal en évoquant les possibilités de réussite de la SEM (société d'économie mixte) mise en place par la région pour sauver Heuliez

© AFP / Eric Piermont
© AFP / Eric Piermont

 La présidente de la région Poitou-Charentes annonce que dès mardi prochain après la liquidation judiciaire attendue d'Heuliez SAS par le tribunal de commerce de Niort le 30 septembre prochain, la SEM (société d'économie mixte) sera mise en place par la Région qui sera alors "propriétaire de l'outil de travail".

 

ue dès la semaine prochaine prochaine, elle signera un protocole d'accord avec le groupe espagnol Cosmos XXI, candidat à la reprise et qui "a besoin de nouvelles capacités de production".


"15 salariés seront maintenus sur place pour entretenir les machines afin que si une commande d'un industriel européen arrive l'outil de travail ne soit pas dégradé, ne soit pas démantelé" ajoute Ségolène Royal qui estime qu'avec les 650 000 euros qu'injecte la région la SEM peut "tenir jusqu'à la fin de l'année" 2013. "Après il y a a une chance sur deux" mais si la société trouve de nouveaux marchés et repart, "l'outil de travail sera préservé et les salariés seront réembauchés en priorité".
Dans un communiqué diffusé ce lundi, la présidente de Région annonce que

"La Région Poitou-Charentes va se battre jusqu'au bout pour faire fonctionner l'outil de travail" précise Ségolène Royal.
Des représentants du groupe espagnol Cosmos étaient présents ce lundi matin au tribunal de commerce de Niort auprès de ceux de la région.

 

 

S. Royal: "Moins on parle mieux c'est... Il faut être discret"

Interrogée sur les propos d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, sur ITélé qui avait déclaré que "l'Etat n'a pas vocation à financer des sociétés sans avenir", Ségolène Royal s'est réjouie que le ministre du Redressement productif ait ensuite rectifié ces propos et a estimé qu'il fallait "être discret car les industriels ont besoin d'être rassurés"."Quand il y a des discussions industrielles, moins on parle mieux c'est" nous a-t'elle déclaré.


Après avoir été très dur avec la gestion du dossier Heuliez ce lundi matin, Arnaud Montebourg s'est montré moins catégorique par la suite en apportant des précisions: "ce n'est pas un problème de subvention. C'est un problème de décrochage de marché". Le ministre du Redressement productif a alors précisé que le groupe espagnol Cosmos XXI avait présenté une offre de reprise à condition qu'il obtienne des marchés auprès des constructeurs européens.


"L'avenir d'Heuliez ne passe pas aujourd'hui par l'injection de nouveaux fonds de l'Etat, qui a déjà largement soutenu l'entreprise. Il passe par le décrochage de marchés", a-t-il précisé.
Le ministre assure qu'il "travaille au soutien de cette entreprise espagnole pour qu'elle décroche de nouveaux marchés", tout en soulignant qu'il le fait "en parfaite harmonie avec Ségolène Royal" pour qui le sauvetage d'Heuliez est une priorité.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Ségolène Royal réalisée par Florian Ringuedé dans la vidéo:

Voir la vidéo
Dossier Heuliez: les déclarations de Ségolène Royal
Interview par téléphone enregistrée par téléphone

Lire aussi : le tribunal de commerce de Niort repousse sa décision au 30 septembre

à lire aussi

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:07

Ségolène Royal a accordé une formidable interview à Bourdin sur les plateaux de BFMTV. En excellente forme, très sereine elle a été invitée à faire le point de l'actualité et c'est une très Grande Femme d'Etat qui a , sans jamais pratiquer la langue de bois, avec les mots de tout le monde et son sens de la pédagogie  expliqué aux Français les problèmes auxquels est confrontée  la France, les problèmes auxquels ils sont confrontés et le sens de la politique menée par le Président de la République et le gouvernement, sans oublier de donner son avis personnel avec la parole libre qui la caractérise.

 

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BFMTV:" Ségolène Royal, Bonjour. Merci d'être avec nous. Ce matin, Ségolène Royal, c'est un peu votre grande rentrée radio-télé sur RMC- BFMTV.


SUR LA SYRIE:

 

Ségolène Royal, est-ce qu'aujourd'hui les conditions d'intervention militaire en Syrie sont toujours réunies?

 

SEGOLENE ROYAL:" Non, Non, pourquoi? Parce que la diplomatie évolue dans la bonne direction et que tout est préférable en tant que solution diplomatique à une guerre.


BFMTV: La guerre qui existe toujours en Syrie, on ne met pas un terme à la guerre, là.


SEGOLENE ROYAL: La guerre existe toujours mais au moins on ne déclenche pas une guerre mondiale en faisant des frappes....


BFMTV...Parce que vous croyez qu'on peut déclencher une guerre mondiale?


SEGOLENE ROYAL: Bien sûr il y a un risque. Il y a un risque d'intervention, mais il y a un risque peut-être encore plus grand de non   intervention car la non intervention peut aussi déclencher un conflit  mondial au sens où ceci donne un feu vert à la dissémination des armes chimiques et à la dissémination des armes nucléaires.


BFMTV: Alors si on n'intervient pas on peut déclencher la guerre mondiale et si on intervient, on déclenche la guerre mondiale?


SEGOLENE ROYAL: Exactement. C'est pourquoi la solution diplomatique est la meilleure parce que la menace d'intervention, dès lors qu'elle est suffisamment dissuasive, la dissuasion nucléaire par exemple parce que c'est le sens même de la logique de la défense française, la dissuasion nucléaire, la dissuasion de la menace d'intervention doit être suffisamment forte pour que, en effet les tyrannies renoncent à leurs instincts de domination, de dissémination des armes chimiques et des armes nucléaires. Et c'est ce qui est en train de se passer et je souhaite que ça aille jusqu'au bout du processus car s'il n'y avait pas eu cette menace d'intervention, sans doûte que la Russie n'aurait pas bougé.


BFMTV: Vous croyez à la volonté russe de soumettre Damas à un contrôle international sur les armes chimiques syriennes, de soumettre Damas à un démentèlement de ces armes chimiques qui va durer dix ou quinze ans parce que c'est long?


SEGOLENE ROYAL: C'est une vraie question. Mais en même temps quand on rentre dans une discussion et dans un processus diplomatique, on est obligé d'accorder un minimum de crédit à ce qui est dit, ce qui n'empêche pas d'exiger des preuves. Aujourd'hui tout le travail des organisations internationales et notamment de l'ONU et du Conseil de Sécurité, c'est d'exiger des preuves et d'exiger la mise en application de ce qui vient d'être proposé.


BFMTV: La France exige. La Russie a déjà dit non. La France a proposé une résolution obligeant Damas dans les quinze jours à ouvrir des stok d'armes chimiques et à s'engager à les supprimer.


SEGOLENE ROYAL: Mais la France a raison de continuer à faire son rapport de force.Les discussions vont s'engager. Donc un certain nombre de résolutions vont être mises sur la table. C'est le sens même des discussions.


C'est bien de trouver une porte de sortie. Vous ne croyez pas que c'était dangereux pour la France d'intervenir avec des risques de représailles? Vous ne croyez pas que c'était dangereux d'être dans une coalition très ... Il fallait trois conditions pour intervenir être dans une coalition suffisamment large pour éviteune opposition artificielle orient occident, qui serait dangereuse, le choc de civilisations que prônait Busch, qui est très dangereux, ensuite le calcul de risque de représailles sur la France et enfin la recherche d'un débouché. et l'intervention sous la forme de règles d'interventionisme.


BFMTV. Si OBAMA n'avait pas changé d'avis le samedi, la France et les USA étaient prêts à frapper militairement on le sait.


SEGOLENE ROYAL: C'est vrai. Mais OBAMA pourquoi a-t-il changé d'avis? Il a changé d'avis parce qu'il a senti qu'il y avait des solutions. ...Ce qu'il faut retenir , ce qu'il faut mettre au crédit et du Président Français et du Président Américain c'est d'avoir eu le courage de mettre sur la table cette menace, cette menace d'intervention qui va permettre aujourd'hui sans doûte d'éviter la guerre.


BFMTV:Vous pensez que la guerre est évitée?


SEGOLENE ROYAL Je crois que la guerre est évitée et je crois que toutes les diplomaties sont en mouvement pour empêcher la guerre. Et d'ailleurs c'est notre responsabilité, à nous, responsables politiques de construire un monde de paix. Alors on peut dire que c'est une utopie, mais cette utopie doit être recherchée avec acharnement parce que nous avons la responsabilité dans le monde dans lequel nous vivons de construire un monde de paix."

 

Belle analyse de la situation. Ségolène Royal est très lucide et a l"honnêteté de dire la vérité aux Français au moment où ils doutent, où ils se prononcent contre l'intervention parce qu'ils ne veulent pas la guerre sans se rendre compte que le pire des dangers serait de laisser le tyran syrien assassiner  son peuple avec des armes chimiques, interdites, en violation des conventions internationales ....et de ne rien faire...


L'ONU, le Conseil de Sécurité sont là pour empêcher les conflits, chaque fois que faire se peut, mais surtout de faire respecter les règles internationales, et exiger leur application. Un blocage du Conseil de Sécurité et de l'ONU signifierait lur paralysie, leur impossibilité d'agir, la dissémination des armes chimiques et nucléaires comme le souligne avec beaucoup de conviction Ségolène Royal. La paralysie de l'ONU, c'est la fin de la longue période de paix que nous avons connue et c'est la guerre mondiale avec des conséquences terrifiantes, compte tenu du pouvoir de destruction des armes dont nous disposons...La destruction de Pays entiers...


Il ne faut pas avoir la mémoire courte...Après la guerre de 14-18, il y eu La Société des Nations...Lorsqu'elle se trouva bloquée...il y eut la guerre de 39-45....Ne reproduisons pas les mêmes erreurs car nous avons tous donné à nos politiques la mission de construire la paix.

 

BFMTV: LES IMPOTS: ces fameuses hausses d'impôts. Est ce que vous croyez franchement à la pause fiscale annoncée par le Président de la République, pendant l'été?

 

SEGOLENE ROYAL: Oui, il faut qu'elle soit appliquée cette pause fiscale.

 

BFMTV: Est ce que vous croyez qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts durant 2014?

 

SEGOLENE ROYAL: Ca a été dit. Ca doit être fait. Et donc le débat parlementaire va débuter. Le Gouvernement va présenter le projet de loi de finance. Il va falloir que ça soit fait. Pourquoi il va falloir que ce soit fait? Je connais la tentation de résoudre les problèmes par des impôts nouveaux. Et comme je l'ai dit c'est le degré zéro de la pensée politique. Lever des impôts pour régler un problème. Surtout aujourd'hui où il y a des indices de reprise économique. Donc il ne faut pas casser ces indices de reprise économique. C'est ce que l'on sent aujourd'hui sur les territoires. Des entreprises qui commencent à reprendre un petit peu espoir. Donc on ne doit pas casser l'esprit d'entreprendre. On ne doit pas casser le retour de la confiance par des impôts nouveaux.

 

BFMTV: Mais dîtes moi, ils sont déjà prêts les impôts nouveaux: la TVA...

 

SEGOLENE ROYAL: Mais attendez. Qu'est-ce qui vous permet de dire cela. Attendez le débat parlementaire.

 

BFMTV: Les cotisations retraites qui vont augmenter. Ce sont des prélèvements. Ce ne sont pas des impôts directs.

 

SEGOLENE ROYAL:Au moins on échappe à la hausse de la CSG.

 

BFMTV: Vous étiez contre?

 

SEGOLENE ROYAL: Oui, j'étais contre. C'est assez simple. La reprise économique est à la fois difficile et  simple parce qu'on est dans un contexte compliqué; Le retour de la confiance: la confiance, elle ne revient que si les gens ont une idée claire. On voit où on va. Avec quelles règles du jeu. Si les règles du jeu  changent tout le temps pour un chef d'entreprise ou pour un créateur, il va hésiter à s'engager. Or la reprise de la croissance, c'est à dire la capacité qu'ont les entreprises à créer des emplois, donc à lutter contre le chômage, elle dépend de cette capacité que l'on a à reconstruire la confiance c'est à dire à donner de la visibilité aux acteurs économiques. Et la première des choses c'est d'arrêter les augmentations d'impôts.

Moi je suis, permettez moi de le dire, crédible pour le dire parce que je préside ma région et je n'ai pas augmenté les impôts depuis neuf années. Je travaille à budget constant depuis neuf ans.

 

BFMTV: Ce que vous faites, l'Etat peut le faire?

 

SEGOLENE ROYAL: Mais bien sûr. L'Etat peut le faire. Ca veut dire quoi? Ca veut dire qu'à chaque dépense nouvelle il faut l'économie correspondante. A chaque dépense nouvelle une économie correspondante.

 

BFMTV: C'est une question de volonté politique, de courage politique, Ségolène Royal, que certains n'ont pas?

 

SEGOLENE ROYAL: Je dis que la gestion d'un budget public c'est possible: quand on fait une dépense supplémentaire, on fait une économie correspondante. Alors moi, évidemment, j'agis à l'échelle d'une région. Mais je veux dire que toutes les collectivités locales peuvent le faire et ça veut dire que l'Etat peut le faire. Donc, il faut changer aujourd'hui les règles du jeu.

 

BFMTW: Quand on baisse le quotients familial, ça veut dire qu'on augmente les impôts.

 

SEGOLENE ROYAL: . Ca dépend ce qu'on en fait. Si on réinjecte dans la politique familiale le surcroît d'impôt; il a deux objectifs -  et c'est important l'impôt; la politique sur la paix, la contribution à la dépense publique pour faire des écoles, des commissariats de police, des routes, des hopitaux etc...Donc c'est très important. Je ne tiens pas un discours  contre l'impôt. Mais il faut un impôt juste; donc la fiscalité sert à faire la justice. Et il faut un impôt stable et efficace.

 

BFMTV: Parlons du pouvoir d'achat. Il faut aider les plus modeste. Donc il faut donner un chèque énergie, pour compenser, par exemple pour compenser les hausses d'électricité, augmenter la prime pour l'emploi.. Quelle solution vous préconisez?


 

SEGOLENE ROYAL: Il faudrait donner du pouvoir d'achat. C'est compliqué dans le contexte  budgétaire.Il y a des pistes. Par exemple sur l'énergie. En faisant des travaux d'économies d'énergie. Et c'est pour çà qu'il y a ce que l'on appelle la mutation énergétique qui est un mot un petit peu compliqué mais qui consiste à dire: il faut isoler les logements et il faut passer à l'énergie solaire et à l'énergie éolienne. Ca va faire des économies. Quand je fais des travaux d'énergie sur les logements de ma région les gens économisent entre cinq cent et mille euros, entendez entre cinq cent et mille euros par an. L'Etat le fait aussi. Alors il n'y a peut-être pas de visibilité, mais il faut surtout passer à l'échelon supérieur. C'est à dire que il faut que ces investissements sur les économies d'énergie et sur les énergies renouvelables qui vont permettre aux Français de dépenser moins, donc de gagner du pouvoir d'achat soient massifs.De même sur les transports. Les Français dépensent énormément d'argent pour mettre de l' essence dans leur voiture. Pourquoi la mutation vers la voiture électrique n'est pas plus rapide?


 

BFMTV: QUELLES PROPOSITIONS FERIEZ VOUS POUR LA VOITURE?

 

SEGOLENE ROYAL:

Par exemple le stationnement gratuit, la baisse de la TVA sur la voiture électrique, l'équipement de tous les services publiques en voitures électriques. Qu'est-ce que çà coûte la voiture électrique par rapport à l'essence, Un euro les cent kilomètres. Pourquoi est-ce que toutes les entreprises publiques et les administrations  ne sont pas dotées de voitures électriques.?Pas seulement la MIA électrique, que nous fabriquons dans la région à 8500 euros. Parce qu'il n'y a pas assez de volonté  politique nationale pour développer ça. La voiture américaine qui vient d'être montrée au salon, elle s'appelle la TESLA,. Ce sont deux ingénieurs français qui l'ont construite. Ca veut dire quoi? Ca veut dire que la France a du talent, que la France a beaucoup de savoir faire. La France a de très bons ingénieurs.Ce que je veux dire c'est que la France a énormément de forces à développer, de potentiel, d'imagination. On le voit dans tous les domaines. On a des secteurs de pointe dans l'aéronautique, dans l'agro alimentaire, dans les bio-technologies. Il n'y a aucune raison que l'on ne réussisse pas le redressemenrt de la France.

 

BFMTV: LA REFORME DES RETRAITES: Elle vous convient cette réforme des retraites?

 

Il y a de bonnes choses dans la réforme des retraltes. En particulmier la prise en compte de la pénibilité des tâches. Il y a un  rattrapage des injustices qui avaient été faites pour les femmes qui ont des carrières incomplètes parce qu'elles se sont arrêtées pour élever leurs enfants ou qu'elles subissent le chômage partiel et qu'il est injuste de les voir partir à la retraite avec au dessus du revenu minimum ou le minimum vieillesse. Donc cela ce sont deux choses qui vont dans la bonne direction. Il y a une augmentation, c'est vrai, qui pèse sur les revenus du travail, et cela c'est embêtant. L'essentiel c'est que le chômage diminue. Si le chômage diminue les cotisations rentrent. Moi je ne voulais pas qu'il y ait d'augmentation de la CSG et elle n'a pas été retenue.


 

Sur le Front National SEGOLENE ROYAL estime qu'on remet trop le Front National au centre du débat politique.La question n'est pas d'agiter l'épouvantail du Front National c'est de savoir pourquoi les gens vont aux extrêmes et apporter des solutions à leurs inquiétudes et à leurs angoisses. La vraie question est de savoir pourquoi il y a un vote vers les extrêmes que l'on ne doit ni mépriser ni ignorer. Pourquoi il y a ce vote: parce que les gens se sentent déracinés.Ils se demandent quelle est leur identité aujourd'hui. On voit par exemple le vote aux extrêmes dans tous les zones péri-urbaines de la France;Pourquoi, parce que les gens sont entre  villes et campagnes. Ca leur coûte énormément cher de se déplacer. Ils sont plus fragilisés dans leur famille et leur travail. Et donc il y a un sentiment de perte de contrôle de sa vie.


Ensuite il y a un vote vers les extrêmes parce que les gens se disent qu'il y a  des mutations. On l'a vu sur le plan international. Ce monde est en train de changer à une vitesse accélérée. On ne voit pas clairement quelles sont les règles du jeu du monde de demain. Et donc il n'y a qu'une petite minorité de gens qui vont s'en sortir: les plus riches et les plus dégourdis.Et puis tous les autres qui vont s'engoisser pour savoir comment ils bouclent leurs fins de mois.Et cela les gens ne l'acceptent plus. En clair, je pense que les Français qui comprennent le sens des réformes qui leur sont demandées, pourquoi on leur demande des efforts et comment ça va être gagnant gagnant à un moment. Si on leur explique cela, à ce moment là ils vont pouvoir se remettre en mouvement et redonner leur énergie au pays, Et  deuxièmement ils veulent avoir la garantie aussi que ces efforts demandés sont équitablement répartis et que les responsables politiques donnent l'exemple.Voilà en clair les règles du jeu.

 



 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 15:03

 

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LA ROCHELLE

SÉGOLÈNE ROYAL. UN PARFUM DE REVANCHE

Le 29 août 2013 | Mise à jour le 30 août 2013

 

Acclamée à La Rochelle, l’ex-compagne de Hollande a savouré ce triomphe inattendu. Et lancé quelques piques bien senties.  

Revenir la tête haute. Ségolène Royal en rêvait depuis des mois. Mais comment faire ? Exclue de l’Assemblée après sa défaite en 2012, tenue à l’écart du gouvernement malgré ses appels du pied répétés, l’ex-candidate à la présidentielle se vivait un peu ces temps-ci comme une paria. Repliée sur sa région Poitou-Charentes, entourée de quelques fidèles (Guillaume Garot, Dominique Bertinotti, Sophie Bouchet-Petersen…) toujours là pour lui prédire des jours meilleurs, elle rongeait son frein. La sortie de son livre (« Cette belle idée du courage », éd. Grasset) au printemps lui a certes donné une petite visibilité, mais trop courte à son goût. Presque anecdotique. Et l’anecdotique n’est pas le rayon de Ségolène Royal. Alors, au début de l’été 2013, l’ex-compagne du président de la République prit sa décision: elle se rendrait à l’université d’été de La Rochelle. L’opération come-back était enclenchée.

Revenir sur les lieux du crime, quelle meilleure occasion d’effacer le passé ? De faire oublier ce jour de juin 2012 où elle dut prendre acte devant la France entière de son échec face au « traître » -Falorni, depuis exclu du PS. Terrible souvenir pour Ségolène qui, aujourd’hui -encore, plutôt que de reconnaître qu’elle s’est imposée de force dans une circonscription qui n’était pas la sienne, parle d’une « violente humiliation » qu’on lui aurait fait « subir  »

« Je ne suis pas en situation de frustration »

Malgré tout, il n’est plus temps d’ergoter sur le passé, aujourd’hui Mme Royal -regarde devant elle. Et c’est ainsi qu’elle a ouvert l’université d’été du PS. Celle-là même qu’elle avait séchée l’an dernier. Trop tôt sans doute. Cette année, le discours était préparé au cordeau. Rien n’a été laissé au hasard. « C’est moi, ma patte, mon style, mes idées à 80 % », revendique la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, qui reconnaît s’être fait aider par ses conseillers habituels pour les 20 % restants. « Je leur ai fait valider des points techniques. » Volontairement optimiste, Ségolène a parlé de « courage », de « créativité ». Elle a évoqué les « forces et atouts » du pays et les « pistes prioritaires » pour retrouver confiance et croissance. Elle a bien sûr affiché son hostilité catégorique à la taxe carbone. « Faire des impôts, c’est le degré zéro des idées », a lancé au gouvernement celle qui a été surnommée la « tata flingueuse du PS ». Mais Ségolène assume. « Créer un nouvel impôt, c’est un signal négatif, un choix dangereux. Les Français n’en peuvent plus. Pour beaucoup d’entre eux, remplir le réservoir pour aller travailler, c’est déjà un sacrifice. Je dis tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. » Persuadée qu’en parlant « libre » et « clair » elle rend service au gouvernement et à l’Elysée, Ségolène Royal préfère néanmoins -insister sur l’accueil qui lui a été réservé à La Rochelle : tous les ministres ou presque, « y compris ceux qui ont dit des horreurs » sur elle, une standing ovation, des mots chaleureux dans les couloirs... Revenue aujourd’hui à Paris, elle savoure encore l’événement. Du baume au cœur. « Je crois que les gens se sont dit : “Elle est là, debout, ce n’est pas une victime, elle ne fait pas la tête, elle fait le job” », raconte-t-elle fièrement, tout en assurant n’avoir aucun plan de carrière. « Je ne demande rien, je ne suis pas en situation de frustration. » Elle sera candidate en 2015 aux régionales, mais les élections européennes de 2014 ne la tentent pas. « Ce n’est pas une option pour moi. » 

Rêve-t-elle toujours d’entrer au gouvernement ? Elle jure que non. « Je ne tire pas de plans sur la comète. J’ai déjà eu beaucoup de postes et de responsabilités politiques, je n’ai plus rien à prouver. J’ai retrouvé mon équilibre, je sais ce qui me convient aujourd’hui. Je ne vis pas ce que je n’ai pas. » Ségolène Royal, qui prépare pour le mois prochain des universités populaires de son mouvement, Désirs d’avenir, et qui se rendra cet automne à New York et en Suisse puis à la Martinique en décembre pour l’assemblée générale de l’Association internationale des régions francophones, se sent apaisée. Elle parle de « résilience ». De ce que cette période lui a appris : « Les échecs, les revers, c’est aussi l’ouverture d’autres possibles. Puisque c’est arrivé, autant voir ce qu’il y a eu de positif dans tout cela. Je ne suis pas morte, je suis en bonne santé, mes enfants aussi. Ce soir, je vais dîner avec mes quatre enfants. Je me réjouis de ce moment heureux. Je me réjouis de tous les moments heureux que je vis. 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 05:39

S. Royal : "Il y a des compétences (militaires... par franceinter
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 09:42

 

    
Ségolène Royal

Ségolène Royal

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  1.   Ségolène Royal il y a 16 heures, à proximité deParis
    Intervention de Ségolène Royal
    Présidente de la Région Poitou-Charentes

    pour l'ouverture de l'Université d'été du Parti socialiste
    à La Rochelle, le Vendredi 23 août 2013

    DEPLOYONS NOS FORCES ET ENTRAINONS LA CONFIANCE 

    Chers Amis, Chers Camarades, 

    Je suis heureuse de vous accueillir en Poitou-Charentes.
    Nous voilà rassemblés fraternellement à La Rochelle.

    Bienvenue une nouvelle fois dans cette belle région qui je dois vous dire a été classée par le guide Lonely Planet dans les dix plus belles destinations du monde.
    • Une région aux quatorze vallées,
    • Vallée de la Charente - qu'aimait François Mitterrand qui avait trouvé là sa notion du temps : il faut donner du temps au temps comme le cognac charentais qui passe deux fois dans l'alambic – il faut donner du temps au temps.
    • jusqu'au Littoral Marennes Oléron et Rochefortais - qui aujourd'hui reconstruit l'Hermione, la frégate de La Fayette rejoignant les insurgés américains.
    • en passant par le Marais Poitevin, pays de Terre et d'Eau forgé à mains d'hommes pour lutter contre la misère, aujourd'hui classé Grand Site National.
    • Une Région au patrimoine roman exceptionnel, avec ses 800 édifices,
    dont plusieurs sublimes classés au patrimoine de l'UNESCO,
    dans lesquels nous avons créé les Nuits Romanes, spectacles vivants et gratuits pour démocratiser l'accès à la culture
    • et que vous pouvez découvrir, non loin d'ici, dans lle village de Soudan samedi soir à 21 heures.
    • Une région agricole de qualité qui se bat pour garder ses élevages, 
    • Mais une région aux industries de pointe : Alstom, Mia Electric (que vous pouvez essayer gratuitement sur le stand de la Région pour soutenir les ouvriers de cette usine), l’aéronautique qui embauche, 
    • l’Économie Sociale et Solidaire qui représente 1 emploi sur 7 en Poitou-Charentes,
    • une Région d’Excellence environnementale et de croissance verte engagée il y a 10 ans, dès 2004 et dont nous recueillons aujourd'hui les fruits.

    Chers amis,

    Les Français se demandent si nous sommes rassemblés : nous le sommes !

    Les Français se demandent 
    si nous sommes déterminés à sortir de la crise : nous le sommes !

    Les Français se demandent : 
    si nous sommes armés pour faire réussir la France et améliorer la vie de tous les jours : nous le sommes !

    Nous le sommes ! 
    Nous devons le montrer et le prouver.
    Nous en avons la volonté et la FORCE.

    L'action conduite par le Président, le Gouvernement et le Parlement a permis 
    de rectifier les dérives,
    de construire le socle du redressement
    pour engager aujourd'hui l'accélération et la montée en puissance
    d'une action efficace.

    Pour être efficace cette action doit rassembler toute les énergies des territoires, des créateurs, des innovateurs et plus largement de tous les Français qui imaginent et construisent le monde d'aujourd'hui et de demain que nous voyons tous les jours à l’œuvre. 

    Pendant ce temps-là, la droite baisse le rideau pour cause d'inventaire.

    C'est leur affaire et ce sont leurs querelles.

    Loin, très loin des préoccupations actuelles des Français
    qui ont fait,
    en mai 2012,
    leur propre inventaire de ces années gâchées, de ces années gaspillées.

    Les Français ont conclu que le passif était massif
    et que le pays avait besoin d'autres objectifs et d'autres méthodes.

    A nous d'être à la hauteur de l'espérance dont fut tissée notre victoire.

    A nous d'unir et de mobiliser toutes nos FORCES pour faire réussir la France,
    ici et maintenant.

    Courage, créativité, rassemblement : tel est notre devoir
    pour que chaque citoyen,
    même les plus inquiets,
    même ceux qui n'y croient plus,
    même ceux qui ont le sentiment que l'avenir est bouché,
    puisse se mettre en mouvement 
    car dans toutes les souffrances et dans toutes les colères existe toujours un espoir qui ne demande qu'à s'épanouir.

    Nous avons été élus, pour mettre fin à un système d’obéissance aux oligarchies financières
    qui veulent dicter leur loi à la puissance publique et prendre les peuples en otage
    en leur faisant payer la note de leurs turpitudes.

    Nous avons été élus,
    pour mettre fin aux scandales financiers comme celui de DEXIA, la banque des collectivités locales
    qui a coûte six milliards et demi d'euros aux contribuables français, peut-être bien davantage.

    Nous avons été élus, 
    pour bousculer un système 
    où, de nos jours encore, 
    les produits dérivés représentent 12 fois le PIB mondial, 

    sans aucun rapport avec l'économie réelle si ce n'est la destruction massive des actifs et des emplois.

    Nous avons été élus, pour surmonter les freins à la mutation écologique,
    freins par lesquels des intérêts particuliers opposent à l'intérêt national.

    La droite, disait François Mitterrand, 
    a des intérêts, peu d'idées 
    et les idées de ses intérêts.

    C'est dire l'ampleur de la tâche de reconstruction à accomplir.

    Nous voici à un moment stratégique.
    Sur les 20 mois qui viennent, en moins de deux ans,

    tous les échelons de l'action politique seront renouvelés :

    les Municipales, Européennes, Sénatoriales.

    Puis, les élections Départementales et Régionales.

    Autrement dit, tous les grands rendez-vous démocratiques nous attendent.

    On sait que ces rendez-vous d'étape
    sont toujours plus difficiles pour les partis au pouvoir.
    Raison de plus pour rassembler nos énergies
    et nos FORCES

    car c'est en ayant d'abord confiance en nous que nous donnerons confiance à notre pays.

    1) la confiance : c'est le premier objectif à atteindre

    Cette confiance est mise à mal,
    notamment,
    par la crainte que les plus riches,
    les plus habiles,
    profitent de toute évolution au détriment du reste de la société et que seuls quelques uns puissent seuls s'imaginer un avenir tandis que le plus grand nombre serait condamné à vivre au jour le jour, 
    avec des fins de mois toujours plus incertaines
    pour soi et pour ses enfants.

    J'en suis sûre, 
    la France à la capacité de se projeter dans l'avenir,
    pour sortir de la récession
    et pour partager une perspective de développement, comme elle l'a fait avec le courage des Français, chaque fois qu'elle a eu à traverser des moments difficiles dans son histoire. 
    2ème objectif : accélerer la mutation énergétique et construire la social – écologie, vite et fort
    La mutation écologique est une formidable chance pour changer le système, avec les citoyens, et au plus près des Territoires.
    La question démocratique est ici essentielle.
    Les plaies de la crise écologique sont connues :
    − la concentration massive de gaz à effet de serre qui provoque canicules, tempêtes, inondations, sécheresse et des migrations massives de populations à l'échelle planétaire, fuyant l'avancée des déserts, les plus pauvres étant les plus touchés.
    − une exploitation intensive agricole qui se retourne contre les agriculteurs avec la baisse de la fertilité des terres épuisées par l'utilisation massive des engrais chimiques et des pesticides ;
    − une pénurie d'eau qui s'aggrave ;
    − des ressources halieutiques qui s'épuisent ;
    − une déforestation dramatique qui progresse ;
    − la biodiversité qui recule ;
    − des produits toxiques de plus en plus disséminés.

    Et face à ces plaies, nous connaissons les clefs d'une société durable :
    − les circuits agricoles courts, du champ à l'assiette ou, comme on dit ici en Poitou-Charentes, de la fourche à la fourchette ;
    − c'est la sécurité alimentaire devant laquelle il y a tant d'inégalités à corriger ;
    − la sécurité énergétique avec la révolution des énergies renouvelables ;
    − les transports soutenables ;
    − la ville à repenser ;
    − consommer moins tout en améliorant le bien-être et en mettant la qualité à porté de tous, une façon nouvelle de repenser le pouvoir d'achat pour que la consommation ne soit pas seulement une façon matérielle de remplir un vide.
    En un mot, il y a dans cette formidable mutation une extraordinaire opportunité : produire mieux pour détruire moins.
    Cela suppose de la création, de l'innovation, de la mobilisation des PME, de l'adhésion des citoyens.

    C'est l'utopie réaliste d'un nouveau plein-emploi.
    Ici, nous y croyons depuis notre élection.
    Permettez-moi d'en citer quelques exemples concrets :
    − Plan énergie solaire cofinancé par la Banque Européenne d'Investissement ;
    − Plan méthanisation pour produire de l'énergie à partir des déchets agricoles ;
    − objectif Zéro pesticide avec l'opération Terre saine ;
    − le plan massif d'isolation des logements qui fait gagner du pouvoir d'achat aux habitants et le conditionnement des aides de la Région à l'obligation de construire avec des éco-matériaux des bâtiments à énergie positive ;
    − les circuits-courts en agriculture et comment ne pas citer la première parcelle de soixante hectares de soja sans OGM que j'ai inaugurée cette semaine.

    3) Pour réaliser l'objectif d'une croissance forte en emplois, nous avons des forces et des atouts :

    − des domaines d'excellence reconnus au plan mondial comme :
    − l'aéronautique et l'espace, comme en témoigne le dynamisme des commandes pour nos champions français et européens ;
    − l'agroalimentaire, malgré les crises que traverse actuellement l'agriculture ;
    − les biotechnologies et les industries de santé ;
    − les industries culturelles, touristiques et l'artisanat d'art au sens large ;

    − un fort tissu de PME et un esprit d'entreprise de tous ceux qui y contribuent, entreprises et salariés ;

    − une capacité de créativité et d'innovation forte,
    − avec notre recherche publique (qui reçoit les plus hautes distinctions mondiales), 
    − avec une maîtrise des technologies qui s'illustre dans les logiciels, les nouveaux matériaux, la génomique,
    − avec aussi un système de formation des ingénieurs français recherchés dans le monde. Ce sont par exemple deux ingénieurs français qui conduisent le projet américain de la voiture électrique TESLA, qui vient d'être valorisé à plus de 13 milliards de dollars, plus que la société FIAT ;

    − une démographie dynamique enviée par tous les pays européens qui se demandent comme la France peut concilier le taux le plus élevé d'activité féminine et de natalité ;

    − des infrastructures et des équipements de qualité, à la fois dans les transports et dans nos services publics ;
    Mais aussi, bien sûr, les réformes réalisées depuis 1 an et dont nous accélérons l’application sur le terrain.
    − la création de la Banque publique d'investissement qui a été réalisée en six mois, qui a déjà accompagné et financé plus de 50 000 entreprises en 2013 ;
    − les mesures de corrections des inégalités : renforcement des moyens de l'éducation nationale, encadrement des loyers, ...;
    − la loi de sécurisation de l'emploi et les nouvelles actions pour emploi (emplois d'avenir : le millième signé dans la Région et contrats de génération) ;
    − la maîtrise des finances publiques, renégociée avec la Commission européenne début 2013, pour desserrer la contrainte et ne pas étouffer la croissance.
    − le maintien des moyens de la politique agricole commune que nous avons obtenue, alors qu'elle était menacée de baisse, avec désormais une contribution à la transition écologique ;
    − un effort de transparence qui tranche avec les dérives des années passées ; 

    − le nouvel agenda européen qu'il va falloir écrire à partir de juin prochain. Car, malgré toutes ses difficultés, l'Union européenne peut et doit constituer un atout. Nous devons nous en saisir, avancer pour améliorer sa gouvernance et lancer de nouveaux grands chantiers comme la Communauté européenne de l'Energie, car c'est bien dans un cadre européen que les actions de la transition écologique et énergétique devront être décidées et soutenues, pour se déployer sur nos territoires. 


    4) Saisissons nous aussi en quatrième lieu d'une nouvelle force que nous avons depuis un an: agir ensemble à tous les échelons de la puissance publique
    En effet, avant la fin de l’année nous allons devoir redéfinir les contrats qui engagent l’avenir de tous nos territoires et de nos terroirs, et donc l’avenir du pays tout entier, comme je l'ai expliqué mercredi devant le séminaire de travail des élus de la FNSER.

    - les contrats de Plan Etat-Région : Nous serons réunis, tous les Présidents de Région, très prochainement à Matignon ; 

    - les contrats concernant les Fonds Européens : à partir du 1er janvier, les Régions vont devenir autorité de gestion pour un certain nombre de fonds européens ; 

    - les contrats de territoire entre les Régions et les autres collectivités notamment les communes, les Pays, les Communautés de Communes et les Agglomérations : en Région Poitou-Charentes, ce sont 160 millions d’euros que nous utilisons comme effet levier pour déployer nos priorités. 

    C’est un travail considérable dans lequel nous sommes engagés depuis plusieurs mois sur l’ensemble de notre territoire pour mener à bien ces trois chantiers. Trois chantiers majeurs qui, avec la victoire de 2012 il y a un an, nous permettent de nous mettre en synergie avec l’Etat. Et cette synergie, nous la sentons dans bien des domaines. Donc, c’est à nous d’accélérer grâce, à cette dynamique de contrats, la reprise de la croissance économique et la relance de l’emploi. 

    En travaillant sur ces contrats de territoires, j’y vois tous les jours une formidable opportunité pour obtenir des résultats dans trois directions : clarifier, déclencher et accélérer.

    - Clarifier nos objectifs et nos priorités et donc donner de la visibilité à nos actions et à nos résultats au cours des prochaines campagnes électorales ; 

    - Déclencher des synergies d’investissements efficaces, créatrices d’emplois, puisque nous avons à la fois l’Etat, le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, la quasi totalité des Régions, la majorité des Départements, une majorité d’Agglomérations et aussi une majorité de Communautés de Communes. Nous avons donc une opportunité extraordinaire pour accompagner et accélérer les mutations. 

    - Accélérer le retour de la croissance et consolider, en les amplifiant, les premiers signes de reprise.

    Nous sommes, nous, les collectivités territoriales (Régions, Départements, Communes et Communautés d’agglomeration), avec 215 Milliards d’Euros d’engagements, les premiers investisseurs publics français.

    C'est dire à quel point nous devons saisir puissamment la chance de la nouvelle cohérence avec l’Etat pour créer des activités et des emplois. 

    L’Éducation est à mettre aussi au cœur de nos efforts et je tiens à le rappeler les efforts considérables faits par les collectivités territoriales (les Régions pour les Lycées, les Départements pour les Collèges et les communes pour les Écoles primaires) auxquels s’ajoute l’immense enjeu de la Formation Professionnelle qui est aussi un levier majeur de la croissance économique.
    Et enfin la Culture par laquelle s’engagent toutes les collectivités, et notamment les élus de Gauche, qui accomplissent des prouesses pour préserver ce secteur saigné à blanc par la Droite pendant 10 ans. Et dans ce secteur comme dans d’autres, comme celui des services publics, si les collectivités locales socialistes et républicaines n'avaient pas été là, on aurait eu un délitement encore plus grave que celui qu’on a subi. 
    Lors des prochaines échéances électorales, il faudra mettre en valeur la façon dont les territoires ont protégé les Français contre le démantèlement d’acquis sociaux fondamentaux.

    l’Économie sociale et solidaire : 
    qui n’existerait pas sans les investissements locaux et qui devient aujourd’hui partie prenante intégrale des politiques gouvernementales. Dans cette région, qui est une région de tradition coopérative, nous avons permis à des ouvrières de reprendre leur usine de confection avec l’aide de la Région. Et je voudrais ici rendre hommage aux ouvrières de Bocage Avenir Couture qui est partie avec 40 salariées et compte aujourd’hui une centaine de salariées, cherche à recruter des ouvrières qualifiées, exporte vers les Pays asiatiques et a été invitée à la Biennale de Venise. Vous voyez qu’à partir des nouvelles formes d’économie sociale et solidaire, il y a aussi des nouvelles raisons d'espérer et d'entreprendre.

    Bien d’autres domaines concrets pourraient illustrer ce que la politique a de plus enthousiasmant lorsqu’elle améliore concrètement la vie quotidienne tout en nourrissant des valeurs communes et l’espoir d’un avenir meilleur !

    Alors vous le voyez, mes chers amis, nous avons tout pour réussir le changement voulu par les Français en 2012.


    Nous avons tout sur nos territoires pour soutenir un Gouvernement et sa volonté d’inverser la courbe du chômage.
    Et quand on voit les uns et les autres dans l’exercice quotidien de nos responsabilités d’élus, à la fois les difficultés et les souffrances, mais aussi les énergies, les créativités, les solidarités, l´envie d'avancer, l’esprit d’entreprise et d’innovation, quand on mesure le courage des Français, alors soyons certains qu'en mettant en commun nos intelligences, notre volonté d’action, nos imaginations et en généralisant aussi tout ce qui marche ici ou là pour donner à tous et à chacun une vie meilleure en écoutant ceux qui travaillent et ceux qui se battent, 
    nous avons les moyens de redonner à la politique ses lettres de noblesse tellement mises à mal par les scandales et les corruptions à répétition qui nous écœurent. 


    Oui redonner à la politique ses lettres de noblesse, c'est faire reculer le chômage, les injustices et reconstruire des repères et des valeurs morales.
    Quand on entend la Droite dénigrer cet objectif, que nous recherchons tous et que les Français attendent,
    d’inversion de la courbe du chômage, on se souvient de cette belle leçon : 
    Seuls sont perdus d’avance les combats qu’on ne mène
    pas.

    Comme l'a dit François Gabart, vainqueur du Vendée Globe, né en Charente, en parlant de sa victoire :

    « J’en rêvais. Je l’ai fait. Je ne pensais pas que j’avais cette énergie là. J’ai découvert qu’en fait on utilise que 20 % de son potentiel ».


    Laissez moi vous dire que ce qui est vrai pour un grand champion sportif est vrai aussi pour un pays. Allons chercher toutes ces énergies inemployées ou entravées pour faire réussir la France.

    Alors, menons les combats à venir par notre travail acharné au quotidien sur les territoires où nous avons le bonheur d’être élus, menons-les pour le bien-être des Français, c’est pour eux que nous devons les gagner.
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 23:49

PS: "ras-le-bol fiscal" et taxe verte se télescopent à La Rochelle

L'annonce d'une "contribution climat-énergie" s'est télescopée vendredi à La Rochelle, à l'ouverture de l'université d'été du PS, avec la crainte d'un "ras-le-bol fiscal" des Français, contraignant les socialistes à proclamer qu'il ne s'agit "pas d'une taxe nouvelle".

Photographe : Xavier Léoty :: Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin le 23 août 2013 à l'université d'été du PS à la Rochellephoto : Xavier Léoty, AFP
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Absente lors de la précédente édition, Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, a donné le coup d'envoi des travaux vendredi après-midi, estimant que les socialistes étaient "rassemblés".

 


Pour autant, avant même son ouverture, l'université d'été était parasitée par l'annonce faite la veille par le nouveau ministre de l?Écologie, Philippe Martin, sur l'instauration d'une "contribution climat énergie", obligeant ce dernier à préciser ses propos.


Ce n'est "pas une taxe nouvelle, supplémentaire", "ce n'est pas une fiscalité additionnelle mais une fiscalité de substitution", a-t-il assuré devant la presse. "S'il s'agissait d'une taxe nouvelle, je serais contre, comme j'étais contre la taxe carbone" que Nicolas Sarkozy avait tenté de mettre en place durant le dernier quinquennat, a-t-il martelé, promettant que le gouvernement allait faire en sorte que le futur dispositif n'ait "aucun impact financier sur les classes les plus basses et les classes moyennes".


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Peu avant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, sans livrer aucun détail, a affirmé qu'il ne s'agissait pas de "frapper les Français" mais plutôt de "modifier les comportements".


"Pour l'heure, nous sommes dans le yaourt. Nous ne savons pas ce que le gouvernement a comme intention. La question est de savoir quelle est la philosophie qu'on a de cette taxe", a déclaré à la presse Marie-Noëlle Lienemann, membre de l'aile gauche du PS.


Tout au long de la journée, usant d'éléments de langage communs, les responsables socialistes ont dû s'employer à déminer le sujet, de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, au ministre Stéphane Le Foll, en passant par le Premier secrétaire Harlem Désir, selon lequel cette contribution "doit se faire à fiscalité constante".


Certains n'avaient pas caché leurs réticences, tels François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, pour qui une "nouvelle taxe" écologique serait "punitive" et Ségolène Royal prévenant que ce n'était "pas le moment de mettre un impôt supplémentaire", en ce début de reprise de la croissance.


En privé, certains membres du gouvernement confiaient leur gêne, un ministre soulignant que c'était "oublier qu'il y a des gens vivant en milieu rural ou périurbain".


Marine Le Pen, présidente du Front national, y a vu une "inacceptable mesure fiscale déguisée en vert" dont pâtiront "durement les ménages et les petites entreprises".


La question de la fiscalité suscite des interrogations au sein de la majorité, alors que semble se profiler une hausse de la CSG pour financer les retraites. Des voix s'élèvent même pour revenir sur la fiscalisation des heures supplémentaires.


Alors que cette grand-messe, qui dure jusqu'à dimanche, devait s'ouvrir sous le mot d'ordre "unité", le sénateur PS Gaëtan Gorce affirme sur son blog que "la bataille de La Rochelle est déjà perdue" par le PS en raison de "l'avalanche de polémiques" internes à la majorité.


Il faisait aussi référence "au procès intenté", selon lui, au ministre de l'Intérieur Manuel Valls ces derniers jours après ses propos sur la politique du regroupement familial.


"Comme souvent à La Rochelle, on est reparti sur des débats internes", s'agaçait un ministre.


Valls attendu à l'applaudimètre


Très applaudi l'année dernière après un discours de fermeté sur l'"ordre républicain", Manuel Valls, justement, participera samedi à l'une des conférences phare de ce rendez-vous, avec une "plénière" sur le combat qu'entend mener le PS à La Rochelle puis cette année contre l'extrême droite, à l'aube de cette année riche en rendez-vous électoraux.

 


Selon M. Désir, "le devoir de la gauche" est de mener une "bataille idéologique, culturelle et politique contre l'extrême droite" contre ce "mouvement +anti-Lumières+ qui va d'une partie de l'UMP au FN", en déconstruisant discours et programme.

 


La Rochelle est aussi un traditionnel moment de réunions de courants, réseaux, clubs. Les proches de Manuel Valls organisent ainsi un "apéritif" samedi à midi, les amis de Martine Aubry devaient se retrouver (sans elle, l'ancienne patronne du PS n'arrivant que samedi) vendredi soir.


Voulant au contraire afficher l'unité de "tous ceux qui soutiennent le président de la République", Harlem Désir devait animer en fin de journée une réunion du "courant majoritaire", avec Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Claude Bartolone.

 

L'eurodéputé, à la tête du parti depuis bientôt un an, joue la réussite de sa rentrée.


"Il faut que nous retrouvions vite le Harlem Désir qui fit les beaux jours de SOS Racisme. Nous n'attendons pas de lui qu'il soit le porte-parole du gouvernement", a taclé son rival Jean-Christophe Cambadélis, candidat malheureux à la tête du PS en 2012.


 

 

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