Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 06:20

 

 

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a annoncé lundi l'organisation d'un référendum en Grèce et d'un vote de confiance au Parlement sur l'accord conclu la semaine dernière au sommet européen de Bruxelles.

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a annoncé lundi l'organisation d'un référendum en Grèce et d'un vote de confiance au Parlement sur l'accord conclu la semaine dernière au sommet européen de Bruxelles. | AFP PHOTO/EUROKINISSI/YIANNIS LIAKOS GREECE OUT

Zoom
L'initiative a largement surpris. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a fait le pari risqué d'un référendum sur l'accord européen d'effacement d'une partie de la dette du pays, critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique. 

LE REFERENDUM GREC PREVU PAR PAPANDREOU NE DATE PAS D'AUJOURD'HUI Une décision annoncée lundi soir, qui a mis en colère ses partenaires et sème la panique ce mardi sur les marchés. En France, ce référendum divise la classe politique française ce mardi. 

En  mai 2011, Papandreou avait averti Merkel et Sarkozy de son intention de faire un référendum sur la dette, et sur les propositions de l'Europe pour rembourser celle-ci ... D'ailleurs VGE, l'a rappelé ce matin sur les radios : "Alors assez de réunions, pour un contrat qui va mettre la Grèce à genoux jusqu'en 2020, sans qu'elle ne s'en sorte, pas plus que l'Europe non plus ne s'en sorte."

 

Et infliger à l'Europe une rigueur et une austérité, qui rappelle celle d'avant la seconde guerre mondiale. Il est normal que les peuples soient consultés sur leur destin et qu'ils en décident. Sarkozy et Merkel veulent nous imposer non seule ment une austérité dangereuse, mais aussi une dictature, que nous les peuples nous devrions refuser d'Urgence...

 

L'annonce venue d'Athènes ne pouvait pas plus mal tomber. Nicolas Sarkozy comptait débarquer sur la Croisette en position de force, avec en poche la réponse «globale, ambitieuse et crédible» à la crise de la zone euro promise à ses partenaires. Cinq jours après l'accord arraché de haute lutte à Bruxelles, tout est à refaire. Le chef de l'Etat français a répété ce mardi que le plan de sauvetage de la zone euro adopté la semaine dernière à Bruxelles était «la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque», à l'issue d'une réunion interministérielle. «Hier, le Premier ministre grec a pris l'initiative d'annoncer un référendum. Cette initiative a surpris toute l'Europe, a confirmé le chef de l'État. Donner la parole au peuple est toujours légitime mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires.»

A la suite d'un entretien téléphonique cet après-midi entre le président de la République et la chancelière allemande, , l'Élysée avait déjà indiqué que Paris et Berlin étaient «déterminés» à faire appliquer le plan de sauvetage de la Grèce. 

 

Aubry et Hollande parlent d'une même voix

 et , le candidat du PS à la présidentielle et la première secrétaire du parti, ont eux aussi pris la plume et signé un communiqué commun. «Au-delà de la décision qui sera prise par le parlement grec, cette situation traduit un défaut de gouvernance de la zone euro, écrivent-ils. Bien des difficultés actuelles auraient pu être évitées si l'Europe avait fait preuve de solidarité dès le début des attaques spéculatives contre la Grèce.»


«Si cette décision de M. Papandréou entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les dirigeants européens à prendre enfin les décisions d'engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier - comme nous n'avons cessé de le proposer depuis des mois -, et pour trouver un juste chemin entre la réduction des déficits et le maintien de la croissance et de l'emploi», concluent-ils. 

 

«Un minimum de démocratie», selon Mélenchon

Si pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, l'organisation d'un tel référendum est «un minimum de démocratie», l'UMP dénonce avec virulence la décision de Papandréou. Il s'agit pour le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi d'une décision «totalement irresponsable». Il faut dire que le premier voit dans le dernier plan décidé pour aider la Grèce «dix années supplémentaires d'austérité» tandis que le second juge qu'il s'agit d'un «plan courageux».


«Incompréhensible», pour Estrosi

«Cette décision me paraît incompréhensible, a insisté Christian Estrosi. Lorsque l'on est ensituation de crise et que d'autres veulent vous aider, il est insultant de tenter à sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités.» Ce proche de Nicolas Sarkozy souhaite donc pour sa part que le «Premier ministre grec revienne sur sa décision». «Aucun peuple au monde ne peut accepter de se voir annoncer un futur pareil, a pour sa part tonné Jean-Luc Mélenchon. Il y a grand risque que tout ce château de cartes s'effondre. Les dirigeants européens doivent faire face à la crise, non pas par des artifices financiers, des constructions d'usines à gaz (...) mais y faire face politiquement.»

 

Un eurodéputé UMP parle de «petits coups de politicien minables»

Comme Christian Estrosi, Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, ne mâche pas ses mots. «En prenant unilatéralement cette décision, pour des considérations de politiques intérieures, M. Papandréou non seulement n'assume pas la mission qui est la sienne mais en plus compromet la finalisation d'un accord dont il a été l'un des premiers défenseurs», indique-t-elle dans un communiqué.

Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, «déplore» également cette décision dans un communiqué. Selon lui, «un référendum tardif (au mois de janvier), à l'issue plus qu'incertaine (il est extrêmement difficile d'obtenir un accord populaire sur un avenir fait de sueur, de sang et de larmes) comporte tous les risques pour la Grèce et L'Europe». «Georges Papandréou, veut sauver sa peau à tout prix. Son référendum est un coup de politique intérieure mais il risque de ruiner les efforts de la France et de l’Allemagne grâce auxquels un accord avait été trouvé», assène de son côté Philippe Juvin, député européen UMP. Il conclut durement : «Georges Papandréou avec ses petits coups de politicien minables, ne peut pas aller très loin, mais il peut nous emmener très bas.»

«Les Grecs ont le droit de choisir leur destin !» insiste Moscovici

«Les Grecs ont le droit de choisir leur destin !», a au contraire martelé Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs, sur RTL qui souligne que «cela fait tout de même dix-huit mois qu'on pressure ce pays, ses dirigeants». Pour lui, «il est presque étonnant que cette dimension-là n'est pas été évoquée au sommet européen». Autre proche de François Hollande à avoir commenté l'annonce du Premier ministre grec, Stéphane Le Foll, eurodéputé PS, a assuré sur BFM TV que «tout doit être travaillé, discuté, négocié». «Il ne faut pas imposer à tous les autres des décisions prises à deux ou par un seul, l'Allemagne», a-t-il insisté.

Les félicitations d'Arnaud Montebourg


«Nous ne pouvons pas interdire aux Grecs de choisir leur destin. L' UE est une fédération d'États Nation. Un référendum est donc légitime», a renchéri Manuel Valls, député-maire socialiste d'Évry et candidat malheureux à la primaire, sur Twitter. Également ex-candidat à la primaire PS, Arnaud Montebourg a salué, sur France Info, «une décision intelligente et justifiée par le fait qu'on n'a pas le droit d'infliger à des populations entières des souffrances, des appauvrissements (...) décidés par des gouvernements sans leur demander leur avis». «Je félicite M. Papandréou pour son courage, (pour) avoir pris une décision de retour vers le souverain, le corps électoral», a lancé le député socialiste de Saône-et-Loire. Jean-Michel Baylet a aussi dit son mot sur Twitter : «L'accord européen de Bruxelles est mort-né. C'est un échec cuisant pour la diplomatie franco-allemande.»

Marine Le Pen défend aussi le référendum...

 

«Déjà le début de la fin pour le nouvel accord !» a également lancé Florian Philippot, directeur de la campagne présidentielle de la présidente du FN, Marine Le Pen, qui en profite pour entonner le refrain de sa candidate : «Seule la fin organisée et concertée de l’expérience malheureuse et ratée de l’euro que préconise Marine Le Pen pourra sortir notre pays et la zone euro de l’ornière et de la crise.» Marine Le Pen, elle-même, a assuré sur iTélé : «C'est la moindre des choses, je défends le référendum (...) c'est au peuple de décider son avenir et non pas à quelques technocrates». 

Une position que Corinne Lepage renvoie dos à dos avec celle de Jean-Luc Mélenchon, sur Twitter. Selon la candidate à la présidentielle, «Mélenchon et le Pen se réjouissent de la décision grecque. Ce n'est pas étonnant. Mais ils cachent que leur remède est pire que le mal.»

... et le MoDem comprend Papandréou

Du côté du MoDem, on dit «comprendre» la position du premier ministre grec. «Il n'est pas complètement honnête de tomber à bras raccourcis sur Papandréou: il est épuisé par la situation, fragilisé par une courte majorité et la seule issue politique pour lui de toutes façons est l'union nationale», a estimé l'eurodéputé et vice-président du MoDem Robert Rochefort.

Éva Joly, assure, elle, dans un communiqué, que si «certains prétendent que cette consultation du peuple est irresponsable. Ce qui est irresponsable, c'est la saignée réalisée sur les Grecs». Selon la candidate EELV à la présidentielle, «les politiques menées ne peuvent se faire contre les peuples». «Le risque du "non" du peuple Grec aurait le mérite de remettre les contreparties du plan de sauvetage en question et d'ouvrir la porte à une nouvelle discussion et à d'autres options qui n'ont pas été prises en compte par la commission européenne, la BCE et le FMI. Comme par exemple la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux»,a-t-elle souligné.

Quant à Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à la présidentielle, elle remarque, dans un communiqué que «personne n'avait pensé à demander l'avis de la population grecque». «Et le simple fait d'y penser suffit à stupéfier ces soi-disant démocrates» qui nous gouvernent, conclut-elle.

La Grèce «pas loyale» pour Laurence Parisot

La décision de la Grèce d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage du pays relève d'un «comportement anormal, qui n'est pas loyal» envers ses partenaires européens, a jugé mardi la présidente du Medef, Laurence Parisot sur LCI, évoquant une sortie du pays de la zone euro. «Depuis déjà un certain temps, la Grèce ne jouait pas le jeu. Il faut en tirer les conséquences», a ajouté la présidente de la principale organisation patronale française.
«S'il faut un jour envisager la sortie de la Grèce, définissons les conditions juridiques pour que cette sortie, finalement, ne concerne que la Grèce», a-t-elle déclaré. Elle s'est dit «bien persuadée qu'il n'y aura pas d'éclatement de la zone euro».

 

ON A BIEN COMPRIS QUE LA DROITE UMP ET LES LIBERAUX DE LA COMMISSION EUROPEENE VEULENT INFLIGER A TOUS LES PEUPLES DES NATIONS D'EUROPE, UNE RIGUEUR UNE AUSTERITE SANS PRECEDENTE SI CE N'EST QUE CELLE DE LA CRISE DE 1929 S'ACHEVANT PAR LA GUERRE MONDIALE,  CELA LUI RESSEMBLE ETRANGEMENT. LES ALLEMANDS QUI AVAIENT PERDUE LA GUERRE EN 1945, VEULENT NOUS ENVAHIRENT PAR CETTE POLITIQUE ULTRA LIBERALE FAITE POUR LES CAPITALISTES LES PLUS RICHES ...

 

IL EST GRAND TEMPS QUE CES PEUPLES DECIDENT DE LEURS DESTIN SI ILS NE VEULENT PAS EN MOURIR ...

Partager cet article

Repost 0
Published by avenir56 - dans POLITIQUE
commenter cet article

commentaires