Après le tweet de Valérie, sa compagne, et les confidences de Thomas, son fils aîné, voilà le président de la République pris dans un embarrassant mélange des genres vie privée-vie publique.
Pour la première fois depuis la tempête déclenchée par le tweet de sa compagne le 12 juin, François Hollande s’exprimera publiquement à l’occasion de
l’entretien télévisé du 14 Juillet sur l’affaire Trierweiler, devenue aussi l’affaire Thomas Hollande. | (AFP/Bertrand
Langlois.)
Une façon de faire taire les rumeurs et d’éteindre le feu médiatique?
« Si un journaliste l’entraîne sur le sujet, il se pourrait bien qu’il réponde », confirme-t-on dans l’entourage du président. « En tout cas, ce sera rapide! » croit déjà savoir un proche. Mais, pour cet homme pudique qui déteste évoquer sa vie privée,
le pas sera franchi. A-t-il vraiment le choix? Après Valérie Trierweiler, c’est en effet son propre fils Thomas Hollande qui vient de relancer la polémique en confiant à une journaliste du «
Point » sa « peine » pour son père. « Je savais que quelque chose pouvait venir d’elle un jour, mais pas un si gros coup. C’est hallucinant », a notamment assuré l’aîné de la fratrie
Hollande-Royal en parlant de Valérie Trierweiler.
Du côté de l’Elysée, on ne faisait hier aucun commentaire sur les « sorties » du fils du président. « Il y a des sujets plus essentiels pour les Français »,
répond-on. « Thomas est très proche de son père, mais il a peu goûté le tweet ravageur. Et, en ce moment, les quatre enfants font bloc derrière leur mère qui est fragilisée, commente une
vieille amie de l’ex-couple. D’où les déclarations de Thomas qui voit déjà sa mère « en ministre, pourquoi pas, dans quelques mois ». A l’Elysée, on ne commente pas cette prise de position
inédite sur l’avenir politique de Ségolène Royal.
Trierweiler à la diète médiatique
Avec ses enfants, le président a pourtant tenté d’apaiser les esprits. « Il a utilisé la méthode Hollande : sans taper du poing sur la table! Il a fait passer
le même message à toute la famille : se taire, ne pas entretenir le conflit pour que le feuilleton cesse », confie encore un proche. Mais, sur ce point, il n’a pas vraiment été
obéi…
Quant à Valérie Trierweiler, elle reste murée dans son silence tout en préparant sa
réapparition. « Elle n’en veut pas à Thomas, elle comprend que la situation soit compliquée pour lui », confie une amie qui s’est entretenue hier avec elle. Depuis son fameux tweet, la
première dame a disparu des écrans radars. Plus de message intempestif sur les réseaux sociaux, plus de sortie officielle. Absente lors du G 20 au Mexique en juin, elle n’était pas non plus
dimanche à Reims avec Angela Merkel, ni à Londres avec la reine. Elle s’occupe de ses trois enfants, dit-on.
Mais ne lui aurait-on pas plutôt imposé cette diète médiatique? « Hollande ne lui demande rien, il l’a laissée affronter seule la situation », répond une
proche. Après le tweet, il a été furieux et Valérie anéantie. Mais si crise il y a eu, ce serait de l’histoire ancienne. « Ils cultivent une grande indépendance », décrypte encore
l’entourage. Pour le reste, Hollande a pensé que le passage du temps ferait vite son effet. C’était compter sans… l’effet Thomas.
Et contre les mauvaises langues qui évoquaient déjà une mésentente, le couple Hollande-Trierweiler s’affiche plus uni que jamais. Mercredi soir, ils ont dîné en
tête à tête dans un restaurant du VIIe arrondissement de Paris, se laissant photographier par les clients. Ce week-end. Valérie ne lâchera pas d’une semelle le président. Dimanche, elle
arpentera le port de Brest à ses côtés avant de le suivre au Festival d’Avignon. Mardi, elle sera à ses côtés à l’Elysée pour recevoir le couple présidentiel tunisien. En août, ils iront se
reposer à Brégançon (Var), fuyant la résidence de Mougins que François Hollande avait achetée avec Ségolène Royal.
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