Législatives : Hollande appelle à une majorité «large, solide et loyale»
Le président élu François Hollande a déclaré lundi qu'il souhaitait pour les législatives une majorité «large, solide et loyale», devant le Conseil national du PS, le parlement du parti.
| AFP /
BERTRAND GUAY
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«C'est un vote de cohérence qui doit être fait, la majorité doit être large, solide et
loyale». Après avoir fait ses «adieux» à ses amis socialistes, François Hollande a appelé de ses voeux la victoire de son camp
aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains. «Pour soutenir
legouvernement mais pas seulement, pour prendre des initiatives et
rehausser le rôle du Parlement avec des institutions qui seront rénovées», a expliqué le nouveau président devant le Conseil national du PS réuni à la Mutualité.
adieux au PS
«Vous connaissez l'enjeu, il est simple: la constitution d'une majorité présidentielle pour permettre
le changement que les Français ont voulu le 6 mai», a-t-il résumé à la veille de son investiture à l'Elysée. Car la semaine qui s'est annonce va être cruciale pour
François Hollande. Demain mardi, il enfilera officiellement son costume de Président de la
République, célèbrera la mémoire de Jules
Ferryet de Marie Curie, nommera son Premier ministre et s'envolera dans la
foulée pour Berlin, afin de rencontrer la chancelière Angela Merkel.
Ce lundi, la candidature de Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais a par
ailleurs provoqué de nouveaux remous. Après avoir divisé le PS, la candidature du leader du Front de gauche a été balayée d'un revers de la
main par sa rivale du Front national : «Mon principal adversaire sera le candidat socialiste», a estimé Marine Le Pen qui
s'est refusée à citer le nom de Jean-Luc Mélenchon.
A Paris, démentant «tout arrangement», Cécile Duflot et Danièle Hoffman-Rispal ont de leur côté voulu
montrer l'image d'une gauche unie.«Je préfèrerais qu'elle soit ministre ! Ca me permettrait de rester à l'Assemblée», a
pourtant lâché la députée PS sortante, qui devient suppléante de l'écologiste pour les prochaines législatives.
Suivez les principales étapes de la
journée politique sur leparisien.fr :
19h27. «Donnons une majorité au changement», le slogan du PS. Le Parti socialiste dévoile son slogan pour les
législatives, lors de son Conseil national (parlement du parti) à la Mutualité à Paris : «Donnons une majorité au changement». Ce slogan sera sur toutes les affiches et tracts de la campagne des
élections législatives des 10 et 17 juin, indique-t-on au PS.
19h13. «Joie d'avoir gagné, d'avoir devant le nous le président de la République et une certaine émotion». Voilà
comment le socialiste Claude Bartolone résume sur BFM-TV l'ambiance du Conseil national du PS qui s'est tenu à la Mutualité, en présence de François
Hollande.
18h40. «Vous me manquerez sûrement mais moi je ne dois en aucun cas manquer à la France». Voilà les mots choisis par
François Hollande pour conclure son discours à la Mutualité devant le Conseil national du PS.
Auparavant, il a adressé ses «voeux de réussite» aux personnalités socialistes
présentes. «Je pense qu'il y a quelque concordance avec les miens», a-t-il souri. Insistant sur les mots «gratitude», «fraternité», «fierté», il a ajouté : «Vous me manquerez sûrement
mais moi je ne dois en aucun cas manquer à la France».
18h36. Le «plus dur commence»? «C'est une lourde responsabilité qui m'a été donnée dans un contexte d'une extrême
gravité», souligne François Hollande. «Si ce qui nous attend n'était pas dur, nous n'aurions pas gagné l'élection présidentielle», estime-t-il.«Le plus dur commence nous dit-on», poursuit-il
avant d'évoquer les législatives : «Aussitôt une étape franchie, une autre arrive.» Et de souhaiter une «majorité solide, large et loyale» pour soutenir le gouvernement et prendre des
initiatives.
18h32. Hollande se félicite de «l'unité» du parti socialiste qui a permis, cette fois, de remporter l'élection
présidentielle. La salle de la Mutualité applaudit. «J'ai été capable de permettre l'apaisement, la réunion», dit-il.
18h25. François Hollande «remercie Martine Aubry et l'ensemble du conseil national». «Je suis encore pour quelques
heures avec vous», dit-il devant ses «camarades» réunis à la Mutualité. «Rien n'est possible sans l'appui d'un grand parti, (...) de ses dirigeants, de ses personnalités, de ses adhérents». Et
d'exprimer sa reconnaissance aux jeunes militants, mais aussi au service d'ordre de sa campagne. «Chaque effort est utile pendant une campagne présidentielle», dit-il
encore
18h20. «Le chef de l'Etat ne doit pas être le chef de tout». «Mes chers camarades, c'est la dernière fois que je m'exprime
devant vous avant au moins cinq ans», lance François Hollande à la Mutualité. «Demain, je serai le président de tous les Français», rappelle-t-il. «Certes, je suis socialiste (...) je
n'oublie pas que j'ai dirigé le PS pendant plus e dix ans (...). Si je suis président de la République aujourd'hui c'est parce que je me suis engagé au service du pays à travers un parti»,
ajoute-t-il. Et d'égrener les règles d'une présidence qu'il veut «exemplaire» : « Il y aura des consultations régulières, mais il n'y aura plus de ces assemblées qui n'ont pas à être tenues
à l'Elysée. Le chef de l'Etat ne doit pas être le chef de tout».
18h15. François Hollande arrive au Conseil national du PS à la Mutualité. Il est accueilli par Ségolène Royal,
Martine Aubry, Harlem Désir et François Lamy. Le président, accompagné de sa «plume» Aquilino Morelle, ne boude pas son plaisir et va à la rencontre de la petite foule d'anonymes qui attend derrière les
barrières.
18 heures. La voiture de François Hollande a quitté son QG pour rejoindre la salle de la Mutualité, où sont réunis les
ténors socialistes pour lancer la campagne des législatives. BFM-TV montre les images du véhicule coincé dans les embouteillages.
17h50. Karoutchi va créer un «courant
gaulliste social» à l'UMP. La décision de Jean-François Copé de
permettre aux différentes sensibilités de s'organiser en «mouvements» fait des émules : l'ex-ministre Roger
Karoutchi annonce son intention de créer au sein de l'UMP un «courant gaulliste social directement inspiré de l'exemple et de l'héritage de Philippe Séguin».
17h39. Royal ne sera pas à l'Elysée demain, selon RTL. La présidente PS de la région Poitou-Charentes n'assistera pas à la passation des pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. La
semaine dernière, elle avait
précisé que ses enfants ne seraient pas présents à l'investiture de leur père, mais elle avait confié qu'elle
souhaitait y être, si les règles protocolaires le permettaient.
17h28. Le «pied» de Guedj. «Au Conseil national du PS. Je me souviens de ceux beaucoup moins joyeux... Quel pied»
écrit Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne, sur Twitter.
Par avenir56
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Publié dans : POLITIQUE
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