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Ségolène Royal n'aime pas les attaques ad hominem. Pas question de "distribuer de bons ou de mauvais points" en commentant l'action de tel ou tel membre du gouvernement, et encore moins celle du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, dont elle fut proche. La présidente de la région Poitou-Charentes ne veut pas jouer "les maîtresses d'école".

Invitée mercredi du "Talk Orange-Le Figaro", l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire du gouvernement Jospin se lâche pourtant sur l'Éducation. "Il y a, dit-elle, des bons tabous, mais il y a des tabous qu'il faut faire bouger quand ce sont des tabous idéologiques." L'ancienne candidate à l'Élysée adresse d'ailleurs un satisfecit aux conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l'école qui propose de "gérer autrement les enseignants". "Ce que dit Didier Migaud (premier président de la Cour des comptes) est juste, admet-elle. Il y a un gros problème d'organisation, parce que les élèves évoluent, les connaissances évoluent..."

L'occasion pour elle de revenir sur les propos qu'elle avait tenus fin 2006, à Angers. Elle avait lâché?: "Une des révolutions, c'est de faire les 35 heures à l'école." "Ce n'était pas une critique sur la durée du temps de travail, c'était une proposition d'organisation", explique-t-elle aujourd'hui. Ségolène Royal est toujours sur la même ligne. Elle dénonce "l'école organisée comme un système libéral". "Il n'y a pas, regrette-t-elle, de place pour recevoir les élèves et les parents d'élèves (...). Les enseignants viennent faire leurs cours et ensuite quittent le collège faute de moyens matériels pour y rester, y compris pour corriger la copie." Il faut, ajoute-t-elle, "améliorer les conditions de travail des enseignants pour qu'ils soient plus longtemps dans le collège". C'est "une révolution clé" à mener.

Royal a d'autres pistes, notamment sur les évolutions de carrière, qu'il serait bon de moduler en tenant compte de "l'effort et de la difficulté". "Paradoxalement, plus on est gradé dans l'Éducation nationale, moins on a d'heures de cours", regrette-t-elle encore en évoquant la différence de traitement entre les agrégés et les certifiés pointée dans le rapport de la Cour des comptes. Royal veut faire "la révolution". Mais pas au point de critiquer les 60.000 nouvelles places promises sur le quinquennat, promesse phare du candidat Hollande. "Le gouvernement a raison dans le sens où beaucoup de postes ont été supprimés." La révolution a ses limites. Anne Rovan 

Par avenir56 - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : SOUTIEN A SEGOLENE ROYAL
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                                       Cher(e)s Amis

Désirs d'Avenir, sous la présidence de sa fondatrice, Ségolène Royal, ouvre de nouvelles perspectives, & souhaite fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent se saisir de problèmatiques politiques, débattre et participer à la construction de propositions, autour d'un programme de travail associant citoyens, experts, chercheurs, syndicalistes, militants politiques associatifs dans le cadre d'un laboratoire d'idées.


Ce laboratoire d'Idées, citoyen & participatif, dont le conseil scientifique est présidé par Jean Louis Bianco, a pour but de produire des propositions concrètes innovantes au profits de ceux qui mettenten oeuvre des politiques publiques en France et en Europe.
- Il a l'originalité de s'appuyer sur "L'expertise citoyenne" chaque citoyen étant à même d'exprimerses problèmes, ses attentes, mais aussi d'avoir des solutions pratiques à proposer. La mise en commun des réflexions et idées issues des expériences de chacun permet souvent d'agir collectivementavec justesse et rapidité. C'est aussi une façon de ramener vers la politique des citoyensqui s'en sont éloignés, puisque leur parole à toutes les chances de peser.
La Démocratie Participative, peut continuer à regénérer, la démocratie Républicaine.

- Ouvert vers l'extérieur, il reflète la société française dans toute sa diversité, les jeunes les quadras, les seiniors, les actifs, les chômeurs, les retraités, les urbains, les ruraux, les habitants des quartiers populaires, les entrepreneurs, les travailleurs indépendants, les artisants et commerçants, les salariés les enseignants, les militants syndicaux, politiques ou associatifs.
Il est à l'affût de leurs expériences, de leurs suggestions mais aussi de leurs initiatives qui réussisent sur le terrain et les fait remonter.

- Il organise des rencontres qui permettent de partager des savoirs individuels & de créer des réflexions collectives.


@Désirs d'Avenir, grâce à vous qui êtes des milliers répartis sur tout le territoire, vos réseaux, votre savoir, celui des animateurs, des comités locaux, & de l'organisation qui se met en place a les moyens de conjuguer trois activités en une.


- Être "Un observatoire" de proximité en temps réel de la société, en recueillant l'opinion des citoyens, en paritculier des segments de population les plus enclins a l'abstention ainsi que des populations socio professionnelles exclues des champs d'investigations traditionnels


- Être un espace de formation citoyenne & d'éducation populaire, en organisant des débats et des Universités Populaires Participatives, mais aussi au niveau local, des réunions d'information, notamment sur le rôle et l'importance de nos institutions républicaines, à partir de sujets directement liés à la vie quotidienne des gens.


- Etre un "think tank" national européen, en produisant des études originales, des expertises, des idées nouvelles, des solutions concrètes ...


Bref ! Un vrai laboratoire d'idées nouvelles, d'innovation Politiques, apportant une force de proposition adaptées au XXIe siècle s'appuyant sur l'observatoire citoyen des débats.


Ainsi le 6 avril dernier, le Comité scientifique de Désir d'Avenir, présidé par Jean Louis Bianco, s'est réuni à l'Assemblée Nationale, pour un séminaire, sur la réforme bancaire & les paradis fiscaux.

Autour de plusieurs parlementaires, ministres conseillers et membres fondateurs de Désirs d'Avenir, des intellectuels & acteurs engagéssur le terrain sont intervenus pour partager leur expertise en la matière.

- Mathilde Dupré coordinatrice de la Plateforme "Paradis Fiscaux et Judiciaires", chargée de plaidoyer au comité catholique contre la faim et pour le développement de terre solidaire (CCFD)sur les questions financières.

- Laurence Scialom, professeur d'économie, experte du système bancaire, auteur auprès de Terra Nova, d'une réforme plus qu'ambitieuse.

- Grégoire Niaudet, membre, membre de la plateforme "Paradis Fiscaux" et charger du plaidoyer du secours catholique.

Ce Séminaire, a permis à Désirs d'Avenir, de mieux appréhender cette réforme majeure que j'appelle de mes voeux depuis 2008 et d'apercevoir plusieurs pistes d'amélioration. Cette réforme n'aura de sens que si elle se fait au niveau européen à travers un volontarisme politique fort. Le peuple nous a donné une forte légitimité pour remettre de l'ordre dans un système financier qui s'est trop longtemps servi, au lieu de servir l'économie réelle & notamment nos PME et TPE.

Cette crise est une formidable occasion pour changer de système financier et bancaire avide & injuste. 


Aussi, j'ai décidé que Désirs d'Avenir, mettra en place dans les semaines à venir, un groupe de travail autour de J.L.Bianco, auquel les intervenants à ce séminaire auquel vous serez tous appelés à contibuer. Il sera alors de faire émerger des propositions fortes, efficaces et opérationnelles afin d'améliorer la réforme bancaire et renforcer notre politique de lutte contre la fraude fiscale, &  les paradis fiscaux.
Je sais que je peux comter sur vous.
Fidèlement.
Ségolène Royal


N'oubliez pas suivant vos moyens à partir de 10 euros d'adhérer à Désirs d'Avenir, 18 rue Saintonges  Paris 75003 !  

Informations: contact1.désirsdavenir@gmail.com




Par N.PLANCHAIS - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : SOUTIEN A SEGOLENE ROYAL
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Royal : "La social-démocratie est un modèle périmé"

PRESIDENTE de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal n'exclut pas d'être candidate au poste de premier secrétaire du PS si les militants socialistes placent sa motion en tête. Avec qui ferait-elle alors alliance ? « Il n'y a pas d'exclusive »,

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SEGOLENE ROYAL SE PRONONCAIT EN 2008, LORS DU PREMIER ANNIVERSAIRE DE L'ARRIVEE AU POUVOIR DE SARKOZY ...  jUSTE AVANT LE CONGRES DE REIMS


La crise ne sonne-t-elle pas l'heure, à droite comme à gauche, des personnalités fortes et pragmatiques ?

 

Ségolène Royal. Les Français découvrent que les hauts dirigeants des entreprises et de la finance internationale ont emmené le système dans le mur. Pour changer la donne et le rapport de forces afin que la crise serve à quelque chose il va falloir, oui, beaucoup de courage, un esprit visionnaire et aussi ne pas être lié aux puissances d'argent.

 

Face à la rapidité de mutation du capitalisme, les socialistes n'ont-ils pas, à chaque fois, un métro de retard ?

Pas toujours !… Souvenez-vous de ce que j'avais dit pendant la campagne présidentielle et qui m'a valu parfois tant de sarcasmes : je parlais des rémunérations excessives des traders, du nécessaire recentrage des banques sur leur coeur de métier, de l'interdiction des paradis fiscaux, de la création de fonds public d'aides aux PME, de la sécurisation des salariés comme instrument majeur de l'efficacité des entreprises. Je n'étais absolument pas en retard, bien au contraire. En revanche, on ne peut que constater l'échec cinglant de la politique économique de la droite depuis un an et demi. Une politique qui se résume au bouclier fiscal, c'est-à-dire à un avantage aux rentiers.



« iL FAUT QUE SARKOZY RECTIFIE SA TRAJECTOIRE"

Le PS n'a donc pas, selon vous, à revoir son logiciel, à aller plus loin ?

Bien sûr qu'il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux idées de la social-démocratie , et encore moins aux idées libérales ! La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l'histoire. Mais comment ne pas constater qu'elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu'il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. Quand j'entends certains socialistes vanter les vertus en 2008 du modèle social-démocrate, je suis stupéfaite, car c'est un modèle périmé. C'est un nouveau modèle qu'il faut inventer. Avec une lucidité radicale sur de nombreux sujets… 

Lesquels ?

Il faut, par exemple, obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements. Je l'ai fait dans la région que je préside. Il est urgent de le faire à l'échelle nationale car des entreprises profitent actuellement de la crise voyez le comportement scandaleux d'ArcelorMittal en Lorraine pour accélérer certaines délocalisations. J'insiste : quand des entreprises se comportent mal, il faut être avec elles radical et, à l'inverse, tout faire pour sécuriser les PME innovantes en facilitant des compromis sociaux entre salariés et employeurs afin que tous défendent ensemble l'intérêt de l'entreprise.

C'est cela, le socialisme ?

Oui. C'est le socialisme du XXI e siècle, revisité à la lumière des immenses défis d'aujourd'hui. Une pensée politique doit toujours être en mouvement. Avec un certain nombre de repères intangibles.

Et c'est quoi « le » repère intangible du socialisme ?

C'est vouloir humaniser le monde. Regardez comment il en a besoin, le monde aujourd'hui ! L'Amérique de Bush a pensé et Nicolas Sarkozy reste fasciné par ce modèle-là que ce qui crée la richesse, ce n'est pas le travail bien payé mais la société de consommation à tout-va, fondée sur le surendettement des ménages, juteux pour les banques. Résultats : la crise planétaire, les salaires des équipes dirigeantes multipliées par dix en dix ans, les inégalités qui se creusent. Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés a augmenté de 20 % durant la seule année 2007 et, pendant ce temps-là, la moitié des cadres a perdu du pouvoir d'achat. Or si les cadres sont démotivés, ça va très mal se passer dans les entreprises ! On ne va pas attendre trois ans comme cela. Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire. Seule une pression de l'opinion et un PS à l'offensive pourront l'y forcer. Les salariés désespérés de la Camif avec lesquels j'étais vendredi, qui voient les milliards pour les banques et rien pour eux, me disaient : « Sarkozy, avec de telles fautes professionnelles, mérite un préavis de licenciement pour 2012 ! »

« Je ne suis pas rancunière »

Si votre motion obtient une majorité relative des suffrages, avec qui êtes-vous prête demain à passer alliance pour gouverner le PS ?

Tous ceux qui voudront nous rejoindre seront les bienvenus. On aura voté sur un projet. A partir de là, il n'y a pas d'interdit, pas d'exclusive. Parce que j'aime les militants, je ne suis pas rancunière. C'est pour eux que, dans cette période, je n'ai pas répondu aux attaques.
J'ai tracé ma route. Les militants auraient pourtant apprécié qu'un peu de respect soit demandé à M. Rocard par Bertrand (NDLR : Delanoë) , qui promet de la discipline. De même, comment Martine (NDLR : Aubry) peut-elle accuser le PS de ne pas avoir travaillé alors qu'elle a en charge, depuis trois ans, les questions sociales et l'emploi, comme secrétaire nationale chargée de ces questions ? Est-ce une autocritique ? Il faudra donc que le travail et le respect soient enfin les règles au parti. Donc, tout le monde est utile, mais il est temps que ça change et de donner des responsabilités à une nouvelle génération. Déjà, il y a un pack opérationnel qui fait une belle campagne collective : Vincent Peillon, François Rebsamen, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem, Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et, bien sûr, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard et Gérard Collomb.

En cas de succès de votre motion, serez-vous candidate au poste de premier secrétaire ?

Il y a un leadership politique qui continue et continuera. Est-ce que je l'assumerai en étant à la tête du PS ? On verra. Une évidence : une personne, quel que soit son talent, ne peut pas relever à elle seule tous les défis qui attendent notre parti. Il y aura demain des responsabilités bien identifiées et clairement déléguées. Dans un esprit d'équipe, avec un animateur d'équipe. Mais, aujourd'hui, l'heure est au choix entre des projets, et celui que je défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007. Il est très important que les militants choisissent à la fois le changement en profondeur du parti et la fidélité aux millions d'électeurs qui se sont reconnus dans ces idées. Indépendamment de ma personne, la présidentielle a été, en effet, un très grand moment de l'histoire des socialistes, spécialement pour les catégories populaires. Ce sont elles qui nous ont permis d'accéder au second tour. Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd'hui ? Seule la droite pourrait s'en réjouir.

Le Parisien

Par avenir56 - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : SOUTIEN A SEGOLENE ROYAL
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